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Nationale

L’année 2016 sera-t-elle l’année de l’éradication totale du terrorisme ?

L’année 2016 sera-t-elle l’année de l’éradication totale du terrorisme ?

La lutte contre le terrorisme va s’intensifier cette année plus que toute autre et va connaître une force jamais atteinte ces dernières années.

C’est le serment fait par l’armée nationale à travers son dernier éditorial paru dans sa revue El Djeich qui l’annonce sans ambages : « L’ANP continuera de s’acquitter de ses missions avec détermination et rigueur, dans les différents secteurs relevant de son domaine de compétence, dans le cadre des lois et règlements, afin d’obtenir des résultats encore plus probants dans le domaine de la lutte antiterroriste jusqu’à éradication de ses derniers résidus et de ses connexions liées au crime organisé » est-il mentionné en exergue de l’article.

Pour ce faire, l’Armée nationale populaire a décidé de se redéployer avec une nouvelle stratégie sécuritaire qui commence à porter ses fruits ; en témoignent les chiffres obtenus en 2015. Plus de 157 terroristes ont été mis hors d’état de nuire dont dix chefs qui en faisaient partie depuis 1994.

Cette stratégie repose sur un élément essentiel, à savoir un « déploiement judicieux des unités militaires et une parfaite coordination entre les différentes forces et autres composantes des forces armées » ainsi que « l’exploitation maximale, immédiate et efficiente de l’information et l’unification du centre de prise de décision, particulièrement après les changements opérés au niveau des structures organisationnelles de l’ANP, et certains changements et opérations de réorganisation et de restructuration qui ont touché certaines de ses composantes ».

Pour un non averti, il est nécessaire de clarifier que cette nouvelle stratégie sécuritaire n’a rien de révolutionnaire et qu’elle a déjà été pratiquée au début des années 1990 lorsque le phénomène terroriste a commencé à prendre de l’ampleur.

Mais à la différence que cette fois, la nouveauté réside dans le traitement et l’analyse de l’information en temps réel par une seule et unique entité qui sera désormais chargée de centraliser les données et de les exploiter sans aucune autre interférence. C’est la nouveauté de cette stratégie qui sera mise en œuvre cette année et qui a fait défaut jusqu’ici.

L’ANP le dit en filigrane : « Les récents changements effectués au niveau des structures organisationnelles » de l’armée et les « opérations de restructuration ayant touché certaines de ses composantes » ont impacté positivement les résultats obtenus dans le domaine de la lutte antiterroriste, selon la revue El Djeïch qui fait allusion à la restructuration du DRS sans citer le département. Ces changements ont « grandement » contribué à l’obtention de résultats significatifs sur le terrain durant l’exercice écoulé au regard de l’exceptionnel bilan enregistré sur le plan de la lutte antiterroriste, le crime organisé et la contrebande.

Depuis septembre 2013, de nombreux changements ont été opérés au sein du DRS. Le dernier en date est le limogeage du général Toufik et la nomination du général Tartag comme successeur. Enfin, clé de voûte du développement et de la modernisation de l’ANP, la formation des élites et futurs cadres de l’ANP qui sera un élément clé à travers l’inauguration, en 2015, de quatre écoles de Cadets de la nation, respectivement à Sétif, Laghouat, Batna et Bejaia.

Le Haut commandement semble accorder un intérêt capital au système de formation à travers la mobilisation de tous les « facteurs de succès », qu’il s’agisse de moyens humains (nouvelles recrues), matériels (équipements militaires de dernière génération aériens, terrestres ou navals), pédagogiques par l’introduction d’outils d’enseignement les plus modernes et enfin infrastructurels, comprendre la réhabilitation et la rénovation des centres de formations et les centres d’entraînement et hébergement.

Ce saut qualitatif et quantitatif va permettre à l’Armée nationale de répondre aux besoins de la nouvelle donne née des bouleversements induits par la menace terroriste, la surveillance des frontières- l’Algérie partage ses frontières terrestres avec six pays africains- et la préservation de la sécurité intérieure.

Car l’Algérie se trouve croisement des réseaux criminels (narcotrafic, armes, humains…), et est en première ligne de la lutte contre les mouvances terroristes. Avec le Mali à sa frontière Sud et la Libye à l’Est, l’armée algérienne, veut se donner les moyens pour contrôler l’ensemble du territoire. L’ANP a créé un « verrou » entre le nord du pays et les régions du Sud et de l’Est, respectivement frontalières du Mali et de la Libye, deux zones de crises majeures. 

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