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Nationale

L’ANIE à l’épreuve de la campagne électorale : Une charte d’éthique des pratiques établie

L’ANIE à l’épreuve de la campagne électorale : Une charte d’éthique des pratiques établie

La campagne électorale, qui débutera le 17 novembre, sera régie par une charte d’éthique des pratiques électorales. Une nouveauté que l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a instaurée pour diriger cette deuxième étape du processus électoral, après avoir « réussi la première épreuve » mais qui n’est pas pour autant sans faute, surtout avec le gaspillage, notamment de papier, enregistré.

Les candidats qui verront leur candidature confirmée par le Conseil constitutionnel auront donc à signer une charte d’éthique à même d’assurer « une égalité entre les candidats », « garantir une campagne propre » et éviter les dépassements qui peuvent surgir durant cette période qui s’annonce déjà difficile.

Selon le vice-président de l’ANIE, qui est intervenu hier au Forum d’El Moudjahid, les candidats ayant déposé leur dossier sont favorables à cette démarche. Le but étant d’éviter tout dépassement comme ce fut le cas les années précédentes. Néanmoins l’intervenant, même interpelé, n’a pas voulu dévoiler le contenu de cette charte, d’autant qu’il le sera ce jeudi lors d’une conférence de presse. Mais il est certain que les candidats auront à respecter les règles fondamentales d’une campagne électorale, notamment la non-atteinte aux symboles de l’Etat. Le candidat se doit également de défendre son programme sans s’attaquer à ses similaires. L’ANIE s’engage, selon lui, à faire disparaître l’argent sale, souvent d’origine inconnue, dans le financement de la campagne électorale des candidats. « Ça ne sera plus comme avant. On ne va plus accepter ces pratiques », a-t-il souligné, assurant que pour chaque soupçon, l’ANIE se réserve le droit d’interpeller le candidat. Ainsi, elle « veillera au bon déroulement de la campagne électorale » qui ne va pas manquer de nouveautés. Car des duels télévisés entre les candidats devraient être organisés.

Par ailleurs, l’invité d’El Moudjahid a fait un bilan de la première étape du processus électoral qui s’est, dit-il, « déroulée dans de bonnes conditions ». « L’ANIE, âgée d’uniquement 51 jours, a réalisé ce que nous n’avons pas réalisé durant 50 ans », a-t-il souligné, affirmant que « c’est pour la première fois que nous avons des chiffres exacts ». C’est d’ailleurs ce qu’il a voulu prouver en énonçant des chiffres relatifs aux formulaires de souscription des signatures. Selon lui, toutes les mesures et toutes les facilités ont été déployées pour garantir le bon déroulement de cette étape, citant dans ce sens l’autorisation donnée à tous les détenteurs de sceaux officiels de légaliser les formulaires. Puis vint l’opération de vérification de ces derniers qui, selon lui, s’est déroulée sur trois étapes « cruciales ». Ainsi, il a été détecté 58 349 signatures en double dont la moitié concerne un candidat, qui ont été annulées.

Cependant, si l’Autorité a pu « déjouer » ces falsifications, elle n’a pas fait de même pour éviter le gaspillage. En effet, sur les 10,18 millions de formulaires de souscription de signatures retirés, neuf millions n’ont pas été déposés. Les pertes se chiffrent donc à des millions de dinars, constituant ainsi la dépense de trop pour le Trésor public. M. Melat a fait son mea culpa sur cette question, promettant que pour les prochains rendez-vous électoraux l’ANIE va se rattraper de manière à ce que les frais d’impression de ces formulaires ne soient plus supportés par l’Autorité, comme cela se fait d’ailleurs partout dans le monde. Le fichier électoral, qui a longtemps constitué une revendication des partis de l’opposition, a été, selon les affirmations de Melat, « assaini » et « les noms des personnes décédées n’y figurent plus ». Cela, explique-t-il, peut bien être confirmé jeudi avec des essais concrets.

Interrogé sur la manière et la capacité de l’ANIE de garantir le bon déroulement de la campagne électorale, surtout que les cinq candidats sont contestés par la rue, il a signalé que le rôle de l’Autorité n’est que technique et elle n’assure aucun rôle politique. « On n’est pas responsable des noms des candidats », a-t-il souligné.

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