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Culture

L’âne mort sélectionné

L’âne mort sélectionné

Le roman L’âne mort de l’écrivain et chroniqueur de presse algérien Chawki Amari est l’un des sept titres sélectionnés pour la troisième édition du Prix de la littérature arabe de la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe. Prix qui sera remis le mercredi 14 octobre 2015 à Paris.

Edité en novembre 2014 par Barzakh à Alger, le roman L’âne mort raconte les mésaventures de trois personnages, trois Algérois qui roulent en direction des montagnes du Djurdura en Kabylie. Tissam, Lyès et Mounir sont en cavale, nonchalants et désabusés, ils sont à bord d’un Break bleu, un âne mort dans le coffre.

Ce trio de quadragénaires, deux hommes et une femme, est recherché par les forces de l’ordre, après avoir causé « accidentellement » la mort de Zembrek, l’âne chéri d’un ex-commissaire de police reconverti dans les affaires. Ils vont alors se réfugier chez Izouzen, un mystérieux érudit vivant à plus de 1500 m d’altitude dans une pizzeria transformée en librairie et sujet à une étrange « pulsion » qui le conduit à l’assassinat de ses six épouses.

Durant leur périple étrange et intense, ils feront également d’autres rencontres : Karim PDP alias « Karim Pas de Problème » ; nna Khadidja, l’authentique ancienne moudjahida ; Fu, le génial vulcanisateur chinois. Dans une ascension libératrice, les trois fugitifs se poseront ensemble des questions à la fois existentielles et loufoques entre autres sur la résistance et le changement, la pesanteur et la légèreté.

Présenté en onze chapitres répartis sur 180 pages, le récit d’aventures à la troisième personne porte également de nombreuses références à L’âne d’or – le roman initiatique écrit au IIe siècle par Apulée de Madaure, premier romancier du monde, dans l’Algérie numido-romaine – relatant les aventures d’un aristocrate transformé en âne par son amante.

L’auteur Chawki Amari nous convie ainsi à une exploration métaphysique de l’Algérie d’aujourd’hui, où l’on s’amuse de l’absurdité des situations tout en en constatant l’implacable justesse. Six autres titres sont retenus par le comité de lecture, ils seront soumis au jury de cette troisième édition du Prix de la littérature arabe, créé en 2013 par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, et présidé par Pierre Leroy.

Il s’agit de Femme interdite d’Ali al-Muqri (Liana Levi) ; Le castor de Mohammed Hasan Alwan (Seuil) ; La Langue du secret de Najwa M. Barakat (Actes Sud) ; Les quatre saisons du citronnier de Souad Benkirane (Karthala) ; Les Druzes de Belgrade de Rabee Jaber (Gallimard) ; La Cigogne d’Akram Musallam (Actes Sud). La remise du prix aura lieu à Paris, lors d’une cérémonie à l’Institut du monde arabe, le 14 octobre prochain. Ce prix littéraire créé en 2013 est doté d’un montant de 10 000 €.

Il « récompense un(e) lauréat(e), ressortissant(e) d’un pays membre de la Ligue arabe, auteur d’un ouvrage publié – roman, recueil de nouvelles ou de poèmes –, écrit en français ou traduit de l’arabe vers le français ».

Site : www.lagardere.com/centre-presse

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