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Nationale

Lancement d’un fonds à capital-risque universitaire  : L’Algérie parie sur l’économie de la connaissance

Lancement d’un fonds à capital-risque universitaire  : L’Algérie parie sur l’économie de la connaissance
Une nouvelle étape dans la mutation économique.

L’université algérienne franchira, ce lundi, une nouvelle étape dans sa stratégie de mutation économique avec le lancement du premier Fonds national de gestion des investissements à capital-risque issu du milieu universitaire, dans l’objectif de contribuer au financement des projets technologiques, des start-up et des entreprises émergentes issues de la recherche scientifique. C’est ce qu’a indiqué, ce dimanche, le Pr Ahmed Mir, président de la commission nationale de suivi de l’innovation et des incubateurs d’entreprises au sein du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Le Pr Mir a affirmé que la création de ce fonds représente « une avancée historique dans la relation entre la connaissance scientifique et la production économique ». Soulignant le caractère inédit de cette structure, il a expliqué que « l’initiative ne provient ni d’un acteur industriel classique ni d’un investisseur privé, mais du cœur même de l’institution universitaire. Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, il a précisé que le lancement se fera à la faculté de communication de l’Université Alger 3, sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Algérie) ainsi que du ministère des Finances (Algérie), en présence de plusieurs acteurs économiques, dont le Conseil du renouveau économique algérien. En outre, le Pr Mir a également souligné que cette démarche s’inscrit dans la concrétisation du nouveau rôle économique de l’université algérienne, conformément au programme national, dans la perspective d’« une université locomotive du développement économique ».

Depuis 2022, l’enseignement supérieur en Algérie connaît, selon le même responsable, une transformation progressive vers le modèle dit de « l’université de quatrième génération ». Cette orientation repose sur une conception élargie du rôle universitaire, qui dépasse la mission classique de formation pour intégrer la production de richesse à travers l’innovation technologique et l’entrepreneuriat scientifique.

Le Pr Mir a expliqué que « l’étudiant n’est plus seulement formé pour rechercher un emploi, mais pour devenir lui-même créateur de valeur économique grâce à des projets innovants ». Il a ajouté que la stratégie nationale vise à favoriser « la transformation des résultats de la recherche scientifique en solutions industrielles et en projets entrepreneuriaux ».

Cette stratégie s’inspire des expériences de grandes institutions internationales, notamment University of Cambridge, Stanford University et University of California, reconnues pour leurs mécanismes avancés de financement de l’innovation technologique.

Un outil financier de l’innovation 

Le nouveau fonds, qualifié de dispositif pionnier, ambitionne de répondre à un besoin croissant de financement des projets arrivés à un stade de maturité technologique avancée. L’initiative intervient dans un contexte national marqué par l’objectif de création de 20 000 entreprises innovantes.

L’élaboration du projet a débuté en août dernier, à la suite d’orientations ministérielles invitant les établissements universitaires disposant de filiales économiques à envisager la création de mécanismes d’investissement dédiés à l’innovation.

A ce propos, le Pr Mir a souligné que « la conception du dispositif a bénéficié de l’accompagnement d’experts de la commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse », ajoutant que le projet a fait l’objet d’« une évaluation scientifique et réglementaire avant l’obtention de son agrément officiel la semaine dernière ».

A terme, l’expérience initiée par l’Université Alger 3 pourrait être étendue à l’ensemble des établissements universitaires du pays, qui comptent aujourd’hui 117 institutions d’enseignement supérieur susceptibles de mettre en place des fonds similaires.

Le responsable a soutenu que cette dynamique s’inscrit dans « une stratégie globale visant à mobiliser les ressources budgétaires excédentaires et les financements extérieurs, dans le strict respect du cadre juridique en vigueur ».

Il a conclu en affirmant que « l’université algérienne aspire désormais à consolider son rôle de moteur de la transformation économique », faisant de la connaissance scientifique un levier direct de création de richesse et d’emplois qualifiés, dans la perspective d’« une économie nationale fondée sur l’innovation et la valorisation du savoir ».

 



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