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Culture

Lancement de la compétition

Lancement de la compétition

La compétition du neuvième Festival national de la musique andalouse sanâa est lancée lors de la soirée de ce vendredi 4 décembre, à la salle Ibn Zeydoun à Alger, avec les associations de musique andalouse Naghma de Béjaïa, El Othmania Fen Andalousi de Ténès et Ibn Badja de Mostaganem.

Convertie par un beau décor en vestibule d’un palais ottoman, la scène de la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth a accueilli ces trois formations de musique andalouse sous le regard du jury présidé par Smaïl Henni.

L’association Neghma de Béjaïa dirigée par le jeune Nassim Tabet, présentant Noubet sika sans le mouvement m’sedar, a exposé les pièces Sahib el wadjh el djamil (b’taîhi), Hibbi rani naâchaqou (derj), Bi el hawa (n’çraf) et Khlas sika. L’ensemble béjaoui en devenir a livré une prestation appréciable, malgré les quelques hésitations relevées dans l’interprétation des pièces et un léger manque de synchronisation constaté par moment, notamment dans les transitions entre les mouvements.

Les instrumentistes d’El Othmania Fen Andalousi de Ténès ont choisi de présenter la même nouba que leurs prédécesseurs, entamant leur récital avec inqilab Ya qalbi khelli el hal, suivi des différentes déclinaisons rythmiques et mélodiques de la nouba. Dans un rendu assez net, l’orchestre ténésien sous la direction de Allal Mohamed, Cheikh Hamdane, a brillé de maîtrise, donnant du plaisir à l’assistance, notamment à travers les voix cristallines de Amal Houria, Benmessaoud Amira, Abriche Doria et Benameur Lila très applaudies par le public relativement nombreux.

L’Association culturelle Ibn Badja de Mostaganem est intervenue en troisième partie de la soirée, proposant aux spectateurs une immersion onirique, à travers noubet Ghrib, conduite avec brio par l’ensemble des instrumentistes.

Sous l’œil bienveillant du maestro Fayçal Benkrizi, l’ensemble de Mostaganem a enchaîné les pièces Tafa âlaya (m’sedar), Li fi himakoum (b’taîhi), Habibi ilayya (derj), Aghodho et’terfa (n’çraf) et Kouliftou bi el badri (khlas).

L’alternance entre les voix féminines et masculines de l’ensemble mostaganémois, ainsi que la justesse d’interprétation des solistes Bentounès Faradj, Benzert Abdelhak et Belakhdar Oussama, a séduit les connaisseurs qui ont qualifié le récital de « bon et correct ». 

Dans ce rendu collectif où la rigueur académique des grandes écoles a prévalu, Benkrizi Belkacem (19 ans) à la mandoline, s’est particulièrement distingué par sa grande maîtrise technique de l’instrument, dans un jeu plein et intelligent qui fait de lui un jeune artiste promis à une belle carrière.

Cette neuvième édition du Festival national de la musique andalouse sanaâ (sanaâ : référence à l’école d’Alger) dont la commissaire est Mme Karima Bouchetout est organisé par un Comité de six personnalités. Elle se poursuit jusqu’au mardi 8 décembre, y compris avec l’animation de conférences au Cercle Frantz-Fanon de l’Office Riadh El Feth, chaque jour sauf celui de la clôture. Aussi, un hommage sera rendu au Cheikh Abdelghani Belkaïd Ahmed, violoniste virtuose. 

AU PROGRAMME
Conférences. 17h30. Cercle Frantz-Fanon
Aujourd’hui, dimanche 6 décembre : Sur la transcription de la musique andalouse par Mme Karima Benmayouf, professeure de musique et musicologue.
Lundi 7 décembre : L’apport du violon-alto (kamendja) à la dimension musicale andalouse par M. Hafid Mouats, musicien et musicologue.

Soirées. 19h. Ibn Zeydoun
Aujourd’hui, dimanche 6 décembre : Les associations Awtar de Ténès, El Amel de Sougueur, El Amraouia de Tizi Ouzou.
Lundi 7 décembre : Les associations El Youssoufia El Andaloussia de Miliana, El Fen wa nachat de Mostaganem, Les Beaux-Arts d’Alger.
Mardi 8 décembre : Soirée de clôture avec l’Orchestre féminin de l’Ensemble national algérien de musique andalouse ; Résultats du concours et remise des prix aux lauréats de la 9e édition ; Récital du chanteur Hamidou.

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