-- -- -- / -- -- --
Culture

Lampedusa sous les feux de la rampe

Lampedusa sous  les feux de la rampe

A la clôture de la 66e édition du festival international du film de Berlin-Berlinale, ce samedi 21 février, l’Ours d’or de la meilleure œuvre sera décerné au cinéaste italien Gianfranco Rosi pour Fuocoammare, son documentaire sur le drame des migrants à Lampedusa en Sicile.

Au-delà de l’Ours d’or, la récompense la plus prestigieuse de la Berlinale décernée par un jury officiel à un long métrage de la compétition internationale du meilleur film du festival, le nouveau documentaire Fuocoammare (ou Fire at Sea) du cinéaste italien Gianfranco Rosi (réalisateur, directeur photo, producteur) vient à point nommé.

Tant il renvoie à une actualité brûlante, celle des migrants et/ou ceux qui débarquent par milliers ces derniers mois en Europe pour s’y refugier, fuyant surtout la guerre et les conditions de vie désastreuses en Syrie et en Irak. La sortie en salles transalpines de Fuocoammare est fixée pour ce 18 février, il souhaité que ce film soit à l’affiche dans le monde entier. D’autant que la Berlinale dispose d’un réseau unique : l’European Film Market.

Ce marché intégré au festival berlinois est devenu un des événements les plus importants dans le secteur du cinéma international. Le fait que Gianfranco Rosi reçoive la plus haute récompense – il est rare qu’un tel prix soit attribué à un documentaire – implique que son œuvre soit distribuée à l’échelle internationale. Le plus important est à ce niveau là, sachant aussi que la petite île sicilienne de 6000 habitants subit depuis des années le flux migratoire.

A force d’y accueillir bon gré mal gré les boat people et des milliers de réfugiés, la population de l’île Lampedusa finit elle-même par subir la crise humanitaire. Gianfranco Rosi y a passé plusieurs mois pour les besoins de la réalisation. Il a alors appris l’histoire de cette île, devenue un véritable port d’accueil pour les migrants, une transition pérenne vers l’Europe pour aspirer à une meilleure vie.

Il s’est enquis de sa culture et la manière dont vivent ses habitants, en majorité solidaires avec ces étrangers venus d’Afrique surtout. Pour faire son documentaire, il axera sa caméra sur la vie du jeune Samuel, un garçon natif de Lampedusa, âgé de12 ans.

Il s’est embarqué auprès des équipes de secours allant recueillir les migrants en perdition au large de l’île. Après avoir reçu son prix, le réalisateur a affirmé : « Il n’est pas normal que des gens meurent en traversant la mer pour échapper à des tragédies ». Fuocoammare a également obtenu un Nastro d’Argento spécial de la part des journalistes cinématographiques italiens du SNGCI parce qu’il est l’expression d’un « cinéma qui met le monde face à ses responsabilités ». 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email