-- -- -- / -- -- --
Sports

Lamia Izem capitaine du GSP : «On la voulait et on l’a eue, cette Coupe arabe»

Lamia Izem capitaine du GSP : «On la voulait et on l’a eue, cette Coupe arabe»

Capitaine-courage de la formation du GS Pétroliers, Lamia Izem a mené à bien un sept royal et a terminé sur la plus haute marche du podium ici à Agadir pour le compte de la 3e édition de la Coupe arabe des clubs vainqueurs de handball. A travers l’entretien qui suit, l’internationale revient sur cette compétition qui, pour elle, comprenait des équipes très dures à manier, à l’image des El-Biaroises mais aussi des Egyptiennes qui ont laissé une belle image.

Le Jeune Indépendant : Peut-on dire clairement que c’est un titre de championnes d’Arabie qui vient au bon moment ?

Lamia Izem : Tout à fait. Il est vrai que lors de la dernière édition, nous avions raté le titre de peu car nous avions fait match nul face au Club Africain de Tunis. Un match nul qui nous avait privé du sacre même si nous n’avions perdu aucun match. Mais bon, nous avions accepté ça mais cette fois-ci, nous avions bien travaillé pour décrocher notre deuxième titre arabe des clubs vainqueurs de coupes en trois éditions. Cela nous honore et nous fait entièrement plaisir.

Une 3e édition à Agadir, certes, avec quatre clubs seulement, mais il y a eu une bonne adversité…

Oui, on s’attendait quelque peu à ce genre d’adversité, notamment de la formation el-biaroise qui nous connaît bien et qui restait notre principal rival. L’équipe d’Al Ahly du Caire n’est plus à présenter car elle a montré ses preuves lors de la dernière édition. C’est une équipe qui monte et qui nous a surpris lors de la phase aller de ce tournoi.

Pour nous c’était un accident de parcours qui nous a fait beaucoup de bien. Parfois, il faut reculer pour mieux sauter et je pense que nous avons bien rebondi. Donc, peut-on comprendre que c’est la défaite face aux Egyptiennes qui vous a motivées pour la suite de la compétition ?

Bon, il est vrai que l’entame du match était difficile par rapport à l’aller où on avait rencontré le sept d’El-Biar. C’était un match intense et nous ne l’avions pas pris très au sérieux.

La déconcentration nous a gagnées mais je dois dire que c’était une défaite qui nous a permis de bien terminer la compétition et décrocher le titre arabe.

Aviez-vous douté un instant juste après cette défaite surprise face à Al Ahly ?

A aucun moment, nous n’avions douté. Au contraire, cette défaite nous a obligées de sortir de ce moment de flottement, c’est-à-dire oublier la défaite et de se donner encore plus pour le reste de la compétition. Depuis, nous avons gagné tous nos matches car nous tenions à être à la hauteur et remporter pour la deuxième fois la Coupe arabe en trois éditions.

La double confrontation contre votre sérieux rival, en l’occurrence le HBC El-Biar, donnait l’impression que vous êtes montées en puissance au fil des matches. Vous gagnez d’un but d’écart au match aller mais vous déroulez lors de la phase retour…

Oui, nous avions bien préparé nos deux matches contre El-Biar. Vous savez, on avait d’abord une revanche à prendre car on avait perdu lors du match aller en championnat.

Donc, on les avait surprises par rapport au système défensif que nous avons adopté lors du match aller et un autre système de jeu défensif lors du match retour. Je pense aussi que, physiquement, nous étions plus entreprenantes et plus prêtes.

Vu la programmation et l’ordre des matches que vous aviez disputé ici à Agadir, soit rencontrer El-Biar et Al Ahly en l’espace de 24 heures, n’était-il pas là un facteur défavorable pour vous ?
Ecoutez, nous étions au courant de ce calendrier bien avant le début de la Coupe arabe.

Vous savez, dans ce genre de compétition, on doit s’y mettre. Tout se passe dans le mental. Toutes les équipes se valent et chaque match a ses spécificités. Et puis, je dois dire que c’est encore plus beau car, au bout, il y a eu une victoire finale et pour moi, qui suis en fin de carrière, je ne peux que m’en réjouir.

Vous le dédiez à qui, ce titre arabe ?

« Beaucoup plus à Monsieur Djaafar Belhocine, le président du Groupement sportif des Pétroliers, qui a souhaité venir ici à Agadir mais qui n’a pas pu le faire pour des obligations professionnelles. Je dédie cette Coupe arabe à tous mes dirigeants et à mes coéquipières qui ont tout fait pour gagner cette coupe sans oublier Sarah Bennabi qui, malheureusement, n’a pas fait le déplacement pour cause de blessure et elle est en convalescence.
 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email