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Culture

L’ambassadeur Salif Keïta

L’ambassadeur Salif Keïta

Lors de la deuxième soirée du Festival international Dimajazz de Constantine, ce dimanche 20 novembre à la salle Ahmed-Bey, le public a eu droit à la performance de l’ambassadeur de la musique africaine, l’auteur chanteur et compositeur malien Salif Keïta, après la première partie animée par le Cairo Jazz Station.

Comme à l’accoutumée, la Voix d’or de l’Afrique, le Caruso africain – autant de surnoms que Salif Keïta mérite pour la beauté de sa voix unique – n’a pas manqué d’être généreux lors de son concert constantinois.

L’une des grandes références musicales du Mali et d’Afrique, fidèle à son statut de prince mandingue, n’a pas tardé à conquérir l’assistance.

Tant il associe avec raffinement ses racines à divers genres musicaux, établissant des ponts entre son pays et les différentes cultures africaines, entre son continent et le reste du monde, ce qui n’est pas sans séduire les mélomanes du monde entier.

Dommage que ce concert est programmé le premier jour de la semaine en Algérie, dans une salle qui contient trois mille places, dans un contexte d’examens (devoirs) dans les écoles, les parents étant beaucoup plus préoccupés par l’assiduité de leurs enfants que par une sortie dans une ville qui supporte le froid de cet automne.

Toujours est-il que la salle Ahmed-Bey, le Zénith de Constantine, a, entre autres, accueilli des étudiants maliens. C’est dire la popularité dont jouit cet artiste dans son pays. Fort de sa cinquantaine d’années de carrière, Salif Keïta offrira un répertoire dans une surprenante harmonie entre la mélodie mandingue et la musique moderne.

Une heure et demi durant, ce contemporain de la musique, qui porte la tradition des griots de sa région, fera danser le public du Dimajazz sur le son de la kora et des percussions africaines en interprétant des titres de son dernier album Talé (Universal Music Classics & Jazz France, 2012) et d’autres plus anciens.

Talé est une histoire de rencontres, celle qui est faite avec le producteur Philippe Cohen Solal, mais aussi avec le doyen Manu Dibango et Esperanza Spalding notamment. Sur la scène constantinoise, Salif Keïta chantera, entre autres, C’est Bon c’est bon, Da et Nathy, dans un registre de soul et de jazz aux sonorités propres à l’Afrique. Soutenu par des musiciens énergiques, il conclura sa performance par Madan, non sans susciter une grande communion avec les présents à cette soirée exceptionnelle.

Salif Keïta a exprimé son « immense joie » d’avoir participé pour la première fois au Dimajazz, soutenant que la musique est le « langage qui unit les peuples », rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

La diversité des sons africains et leur fusion avec ceux du monde, c’est aussi la conception du Cairo Jazz Station. Passé en première partie de cette soirée, cet ensemble fera voyager au son du saz d’Abdallah Abozekry d’Egypte et de l’accordéon du Portugais Joao Barradas, entre les deux rives de la Méditerranée à la recherche d’une nouvelle identité musicale commune.

Accompagné des percussions du Turc Ismael Altunbas et de la contrebasse de l’Italien Loris Lari, ils invitent à la découverte d’un style original. 

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