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Nationale

L’ambassadeur sahraoui à Alger l’a affirmé : « Le prochain congrès du Polisario sera déterminant »

L’ambassadeur sahraoui à Alger l’a affirmé : « Le prochain congrès du Polisario sera déterminant »

Le prochain congrès du Front Polisario, prévu en décembre prochain, sera une occasion pour évaluer l’évolution de la situation du dossier sahraoui à la lumière de la dernière décision du Conseil de sécurité de l’ONU portant prolongation de 12 mois du mandat de la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).

C’est ce qu’a déclaré hier l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, Abdelkader Taleb Omar, lors d’une rencontre tenue en coordination avec l’Organisation nationale des enfants des chouhadas (ONEC). Le Front, dit-il en substance, fera part de sa position lors de son 15e congrès quant à la prolongation du mandat de la MINURSO et envisagera de revoir sa manière d’agir avec les Nation unies, censées accélérer le processus de la paix dans la région.

Indiquant, dans le même sillage, que le retour à « ce statu quo » implique notamment la responsabilité de la communauté internationale et celle du Conseil de sécurité qui adopte une position laxiste vis-à-vis de l’intransigeance de l’administration du Makhzen. Cette dernière, ajoute-t-il, persiste sur la « marocanité » au Sahara occidental et refuse ainsi le droit au peuple sahraoui à l’autodétermination. Taleb Omar a appelé, à ce titre, la communauté internationale à « corriger » cette situation compromettant davantage le règlement d’un conflit qui dure depuis plus de 44 ans.

L’on dénonce, également, l’impunité des actes de transgression des droits de l’homme pratiqués par le Maroc contre le peuple sahraoui, et ce au vu et au su du monde entier. Rappelant que ces transgressions ont été signalées à maintes reprises par le Front Polisario à la communauté internationale, qui reste de marbre face aux violations et au blocage que connaît la situation dans la région.

L’ambassadeur sahraoui estime que l’Afrique, à travers l’Union africaine (UA), devrait jouer un rôle primordial dans le règlement pacifique de ce conflit en tant que partenaire, et imposerait l’application de la charte constitutive portant la nécessité du respect des frontières entre les pays voisins de ce contient. Saluant à l’occasion la position de la Russie qui s’est abstenue de valider cette résolution lors du vote de mercredi dernier.

Pour rappel, la prolongation de la mission de la Minurso de douze mois est intervenue suite à un vote ayant enregistré 13 voix pour et deux abstentions. Les pays abstentionnistes sont la Russie et l’Afrique du Sud. Il faut dire que depuis 2018, les Etats-Unis ont réussi à imposer des mandats de six mois pour faire pression sur les deux parties en conflit afin qu’elles reprennent les négociations. Cette décision de revenir au mandat de 12 mois, visera, selon Washington, à accorder le temps nécessaire au nouvel envoyé spécial onusien de prendre connaissance du dossier sahraoui et aller vers l’amorce d’une solution pacifique en convainquant les deux parties de reprendre les pourparlers.

La délégation américaine à l’ONU a tenu à préciser, lors de ce vote, que « la reconduction d’un mandat de douze mois a été décidée en tenant compte des circonstances exceptionnelles notamment l’absence, pour l’heure, d’un envoyé spécial chargé du dossier. Réitérant, au demeurant, le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination.

La résolution du Conseil de sécurité, pour rappel, reste presque similaire à celle émise en avril dernier. Tout autant que cette dernière, le nouveau texte appelle les parties en conflit, le Front Polisario et le Maroc, à reprendre les négociations sous les auspices de l’ONU et sans préalables, en vue de parvenir à « une solution garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ».

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