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Nationale

L’ambassadeur de l’UE plaide pour un partenariat « d’égal à égal » avec l’Algérie

L’ambassadeur de l’UE plaide pour un partenariat « d’égal à égal » avec l’Algérie
L'ambassadeur de l'UE en Algérie

L’Ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, M. Diego Mellado Pascua, a souligné ce dimanche soir lors d’une réception solennelle marquant la Journée de l’Europe, célébrée chaque 9 mai, le caractère « essentiel et incontournable » de l’Algérie en tant que partenaire tous azimuts pour le vieux continent. Un discours placé sous le signe de la refondation des relations bilatérales.

Dans les jardins de la résidence européenne à Alger, l’ambiance était autant à la commémoration qu’à la prospective d’un destin commun pour l’Algérie et l’UE. Devant un parterre de diplomates, notamment les 31 membres de l’organisation continentale, et de représentants de la société civile ainsi que des médias, le chef de la délégation de l’UE a délivré un message clair : l’Europe ne voit plus l’Algérie comme un simple voisin, mais comme un partenaire stratégique avec lequel elle souhaite traiter « d’égal à égal ».

« L’Algérie est un partenaire indissociable de la vision de l’UE que ce soit dans les domaines économiques et politique ou en tant qu’acteur majeur dans la stabilité régionale principalement au Sahel », a affirmé M. Mellado.

Pour l’UE, ce ton n’est pas qu’une courtoisie diplomatique. L’Algérie s’impose aujourd’hui comme le garant de la sécurité énergétique de plusieurs pays européens et comme un acteur de stabilité déterminant dans la région du Sahel et en Méditerranée.

« L’Algérie est au cœur de l’agenda européen », a rappelé l’ambassadeur, faisant écho aux récentes visites de haut niveau, notamment celle de la commissaire européenne en charge de la Méditerranée. Au-delà du gaz naturel, c’est désormais vers l’hydrogène vert, le numérique et la coopération sécuritaire que les deux parties dirigent leurs efforts communs.

L’ambassadeur a tenu à inscrire cette relation dans le temps long en rappelant l’acte fondateur de l’Union : la Déclaratio Schuman du 9 mai 1950. En invitant, cinq ans seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les nations européennes à s’unir pour rendre la guerre « non seulement impensable, mais matériellement impossible », le ministre français des affaires étrangères Robert Schuman créait une solidarité de fait par l’économie (le charbon et l’acier).

C’est cette même logique de « réalisations concrètes » que l’UE souhaite aujourd’hui appliquer au partenariat avec l’Algérie. L’objectif affiché est de dépasser les déséquilibres passés de l’Accord d’Association pour bâtir une intégration industrielle mutuellement bénéfique.

Le discours n’a pas occulté les défis. La volonté d’Alger de réviser certaines clauses de l’accord commercial est désormais accueillie à Bruxelles avec une « écoute active ». L’ambassadeur avait auparavant souligné que l’UE est prête à accompagner l’Algérie dans sa diversification économique, notamment par le soutien aux labels agricoles bio et aux investissements directs.

En célébrant la paix européenne sur le sol algérien, l’UE envoie un signal fort : celui d’une alliance qui accepte la complexité de l’histoire pour mieux construire un avenir souverain et prospère de part et d’autre de la Méditerranée. Selon le diplomate éuropéen,l’UE aspire à s’étendre à d’autres pays comme l’Ukraine, Le Monténégro, la Moldavie, la Turquie ou la Géorgie.

La réception a été par ailleurs marquée par le retour parmi ses confrères de l’ambassadeur de France en Algérie Stéphane Romatet après plus d’une année d’absence.



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