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Nationale

Lamamra prêt à aider à trouver une solution au conflit militaire

Lamamra prêt à aider à trouver une solution au conflit militaire

Que doit faire l’Algérie dans le conflit interne libyen ? Quelle est sa marge de manœuvre ? Deux questions qui, pour l’instant, ne trouvent pas de réponses tant la situation interne en Libye est devenue complexe et très difficile à résoudre. Sollicitée de toutes parts par des parties libyennes pour le règlement de la crise politique qui se joue actuellement à travers les mitraillettes et les bombardements, l’Algérie pourrait-elle jouer le rôle d’intermédiaire qui un certain nombre d’acteurs décisifs lui destinent ?

Ramtane Lamamra, le ministre des AE, a affirmé que l’Algérie est disponible pour « favoriser un dialogue politique « (…) entre Libyens ». Car la situation a pris une autre tournure après l’appel récent du Parlement libyen à une intervention étrangère dans le cadre de la charte des Nations unies. D’un côté des milices armées opposées les unes aux autres, et de l’autre une armée libyenne embryonnaire, incapable d’instaurer la sécurité, auxquelles il faudrait ajouter une armée parallèle conduite par le général Haftar qui, lui, veut éliminer les milices islamistes. La situation est aujourd’hui explosive et très incertaine pour les pays limitrophes dont l’Algérie.

Depuis plusieurs mois, des milices rivales s’affrontent dans différentes régions. La plupart des milices qui se battent aujourd’hui pour le contrôle de l’aéroport ont été payées ou sont encore payées par les autorités libyennes et dépendent du ministère de l’Intérieur ou de la Défense. Quel groupe est donc plus légitime qu’un autre ? Ces milices semblent aujourd’hui incontrôlables.

Les milices armées incontrôlables ?

La Libye a basculé dans la guerre civile et les institutions (Parlement et gouvernement) sont paralysées par la violence qui règne à Tripoli, à Misrata et à Benghazi. Le processus politique est totalement bloqué et l’inquiétude des voisins (l’Algérie et la Tunisie) grandit au fur et à mesure que le pays s’enfonce dans le chaos. Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a réaffirmé hier la position de l’Algérie à propos des interventions militaires occidentales.

Le chef de la diplomatie algérienne a souligné le fait qu’il « (…) ne croit pas aux solutions militaires pour la résolution des crises politiques dont souffrent les pays voisins à l’instar de la crise libyenne ».
Selon lui, l’Algérie a déjà exprimé, à maintes reprises, son rejet des solutions militaires et reste aujourd’hui sur sa position. Pour le chef de la diplomatie algérienne, c’est l’Algérie qui a pris l’initiative d’appeler à « la création du groupe des États voisins de la Libye pour trouver une solution à la crise politique ».

Car un risque d’embrasement serait fatal à toute la région et plus particulièrement à l’Algérie. C’est ce que laisse entendre l’éditorial de la revue El Djeïch, le porte-parole du MDN : « L’Algérie se trouve confrontée à de réels et importants défis militaires et sécuritaires nécessitant une mobilisation de tous les instants afin d’enrayer toute tentative d’infiltration éventuelle à travers nos frontières et de parer aux différentes menaces, particulièrement la menace terroriste et autres dangers potentiels », lit-on dans l’éditorial du dernier numéro de la revue El-Djeïch.

La revue mensuelle de l’ANP datant du mois d’août courant relève que « la situation régionale a connu des développements tout aussi périlleux, caractérisés par la recrudescence des actes de violence et la détérioration préoccupante de la situation sécuritaire à nos frontières Est dont l’ampleur a provoqué un exode de populations vers nos frontières ». Pour l’ANP, « ces développements, qui sont de nature à favoriser l’infiltration et le déploiement de groupes terroristes à l’intérieur de notre territoire à travers nos frontières, constituent une menace réelle à la sécurité et à la stabilité de toute la région ».
Comme elle souligne qu’ »à la lumière de ces perturbations et de l’atmosphère d’instabilité qui caractérise la région arabe et africaine sur les plans sécuritaire, économique et social, l’Algérie se trouve confrontée à de réels et importants défis militaires et sécuritaires nécessitant une mobilisation de tous les instants afin d’enrayer toute tentative d’infiltration éventuelle à travers nos frontières et de parer aux différentes menaces, particulièrement la menace terroriste et autres dangers potentiels ».

Toujours selon l’édito de la revue El-Djeïch, l’ANP se dit prête et vigilante pour « faire face à ces menaces », et ce à travers son déploiement le long de nos frontières communes avec les pays voisins, s’acquittant de ses missions constitutionnelles dans le respect des lois et règlements, défendant les frontières nationales, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale ainsi que la sécurité et la stabilité du peuple algérien ».

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