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Nationale

Lamamra : l’adhésion de l’Algérie à la force arabe facultative

Lamamra : l’adhésion de l’Algérie à la force arabe facultative

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra a affirmé que la position de principe de l’Algérie fait que l’adhésion à la force arabe « ne peut être que facultative », assurant que les relations de l’Algérie avec les pays du Golfe sont « bonnes ».

« Nos relations avec nos frères des pays du Golfe sont bonnes », a déclaré à la presse M. Lamamra en réponse à une question sur des informations faisant état d’un malentendu entre l’Algérie et l’Arabie saoudite.

Le ministère des Affaires étrangères avait affirmé récemment qu’il n’y avait aucun malentendu entre l’Algérie et le Royaume d’Arabie Saoudite et que les relations unissant les deux pays étaient « solides, séculaires et exceptionnelles ».

Interrogé sur la réunion des chefs d’états-majors des pays arabes dimanche dernier en Egypte pour la création d’une force militaire conjointe, M. Lamamra a indiqué que les pays arabes avaient participé avec des délégations qui ont abouti à des résultats lesquels seront présentés aux gouvernements arabes puis au sommet de la Ligue arabe.

« L’Algérie a participé avec une délégation forte qui a eu une contribution positive aux travaux », a-t-il affirmé, ajoutant que la position de principe de l’Algérie fait que « l’adhésion dans cette force ne peut être que facultative ».

Les dirigeants arabes réunis en mars dernier en sommet à Charm el Cheikh se sont mis d’accord sur le principe de créer une force militaire arabe conjointe « essentiellement investie des missions d’intervention militaire rapide, à la demande du pays concerné, face aux menaces qui guettent la paix et la sécurité arabes », selon la résolution adoptée par la Ligue arabe.

M. Lamamra, qui avait pris part à la réunion préparatoire du sommet, avait indiqué que l’Algérie « n’autorisera aucune participation de ses troupes armées à des opérations militaires en dehors de ses frontières ».

Notre ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a estimé qu’il s’agit d’une « tempête dans un verre d’eau sans fondement aucun », rejetant ainsi les informations faisant état du manquement des institutions algériennes spécialisées quant à la prise en charge du dossier de prévention du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme.

L’Arabie saoudite avait récemment classé l’Algérie ans la liste des pays qui ne respecte pas la législation dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Le quotidien « Mekka » avait rapporté une note interne du ministère saoudien des Affaires étrangères, qui répertorie une liste « noire » de pays qui ne respectent pas les règles internationales de lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent, recommandant à ses structures de « surveiller ces pays ».

La note des services diplomatiques saoudiens distingue deux catégories de pays : notre pays figure dans la catégorie qui « ne respecte » pas les règles du GAFI, en compagnie de pays comme la Syrie, le Yémen, le Pakistan, l’Ethiopie, la Turquie et la Birmanie.

Ces notes sont suivies de recommandations destinées aux services spécialisés dans les secteurs du commerce et de l’industrie, afin de contrôler les transactions avec les pays listés. En réaction à cette information, Lamamra avait indiqué que « notre pays a actualisé ses lois en la matière », précisant également que « du point de vue technique, des rapports sont adressés au groupe GAFI et les parties concernées informées ». 

Le Gafi (groupe d’action financière) est un organisme intergouvernemental créé en 1989 lors du sommet du groupe des 7 à Paris, chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent à l’échelle internationale.

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