-- -- -- / -- -- --
Nationale

Lalmas au JI: un cabinet de compétences pour relancer l’économie

Lalmas au JI: un cabinet de compétences pour relancer l’économie

Le poids du secteur des hydrocarbures continue de peser sur l’économie du pays. Le choix du modèle économique, dépendant des hydrocarbures, est une arme à double tranchant.
Il reflète l’échec des politiques économiques des gouvernements qui se sont succédé. Déjà fragilisée, l’économie du pays subit les conséquences de la situation politique que traverse le pays. Avec le vent du changement qui souffle sur le pays, et parallèlement à une transition politique, une transition économique est plus que jamais prônée.

On dit toujours que la politique et l’économie sont étroitement liées. En effet, le mouvement populaire du 22 février, qui a comme revendication initiale un changement radical, a eu un impact, direct ou indirect, sur l’économie déjà dégradée. Il se traduit notamment par le ralentissement de l’activité économique dans plusieurs secteurs. En outre, les différentes politiques économiques entreprises, notamment les vingt dernières années, ont été largement critiquées et remises en question. L’industrie automobile est un exemple de l’échec de ces politiques. Les experts sont unanimes à ce sujet : l’aventure du montage automobile en Algérie est un vrai fiasco. Pis encore, de gros dossiers de la corruption, incriminant hommes d’affaires et hauts cadres de l’Etat, ont été dévoilés au grand jour.
Or, c’est la récupération de l’argent détourné qui est primordiale, et ce afin de l’injecter dans l’économie.

L’expert en économie et président de l’Association nationale Algérie conseil export (ACE), Smail Lalmas, dans une déclaration au Jeune Indépendant, estime que les choix politiques ont toujours eu leurs effets sur l’économie. « Ça a commencé avec le choix du modèle économique qui a fait de notre économie une économie dépendante d’une ressource naturelle dont on a ni la maîtrise du prix ni la durée d’existence », a-t-il indiqué, soulignant l’instabilité de l’économie depuis la révolution du 22 février.

Selon lui, l’erreur est de continuer à travailler avec une équipe discréditée, à savoir le gouvernement actuel, avec des prérogatives limitées, sachant qu’elle est uniquement chargée de gérer les affaires courantes. « C’est une grave erreur de confier la gestion d’une situation délicate à ce gouvernement qui est discrédité et rejeté par le peuple », a-t-il précisé. C’est dans ce sens qu’il plaide pour l’installation « d’un gouvernement de compétences en urgence pour relancer l’appareil économique ». Ce gouvernement aura comme mission également de lancer des messages rassurants aux investisseurs locaux et étrangers, d’autant que l’investissement est le domaine le plus affecté en période de crise, l’investisseur étant très sensible à l’incertitude. Le gouvernement actuel, dirigé par Nouredine Bedoui, doit donc, selon les précisions de cet expert, partir. Cela doit être le prélude de la résolution de la crise politique et économique qui paralyse le pays.

Cependant, la nouvelle équipe gouvernementale aura du pain sur la planche. Lalmas estime que ce gouvernement aura à relever le défi de sauver l’appareil productif, de rassurer les investisseurs en améliorant le climat des affaires mais aussi de relever le pouvoir d’achat des citoyens qui s’érode de jour en jour. A en croire cet expert en économie, il est encore possible de sauver notre économie rapidement avec l’implication de personnes crédibles, compétentes et qui ont l’aval du peuple. Le travail se fera autour d’un programme d’urgence pour démarrer l’appareil économique et donc construire une économie créatrice de richesses.

Par ailleurs, M. Lalmas rappelle qu’en plus du problème concernant le modèle économique, le pays traverse depuis l’année passée une réelle crise économique. Les entreprises ne trouvant pas preneurs à leurs productions se trouvent dans l’obligation de limiter la production et, par ricochet, de supprimer des postes de travail. Commentant la baisse des prix de certains produits ces derniers jours, il affirme que « cela témoigne de la baisse du pouvoir d’achat des citoyens ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email