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Nationale

L’alliance FLN et UGTA relancée ?

L’alliance FLN et UGTA relancée ?

Une forte délégation de l’Union générale de travailleurs algériens (UGTA) a été reçue lundi au siège du parti par le SG du FLN, le Dr Djamel Ould Abbès, en présence des membres du BP Ahmed Boumehdi, Sadek Bouguettaya, Rachid Assas et Abdelkader Zahahi.

La délégation composée majoritairement de membres du secrétariat national de l’UGTA, et dans laquelle on notait l’absence de son patron, Abdelmadjid Sidi Said, a exprimé au SG du FLN son « soutien sans conditions » au parti, selon le communiqué publié sur le site du parti.

Cette adhésion, souligne le communiqué, est motivée par le fait que tous les membres de cette délégation sont déjà encartés au sein de l’ex-parti unique. Est-ce à dire que l’UGTA, qui a regagné sa liberté de mouvement en 1990 à la faveur des réformes politiques, est revenue dans le giron du FLN ?

En janvier 2015, en pleins préparatifs du 13e congrès, des redresseurs opposés à un troisième mandat de Sidi Said se sont levés contre lui pour dénoncer « sa mainmise sur le syndicat ». Mais le SG de la centrale syndicale avait déjà senti le vent contraire dès le mois d’août de l’année dernière.

La fameuse réunion du 5 août dernier, qui a regroupé à Alger les secrétaires généraux des unions de wilayas et des fédérations de l’UGTA, avait pour but de verrouiller le jeu pour lui permettre de postuler à un troisième mandat sans anicroches.

En effet, c’est au cours de cette réunion « conviviale » pour reprendre le terme de Sidi Said que la décision était prise de « reconduire » Abdelmadjid Sidi Said au poste de SG de l’UGTA pour un troisième mandat.

Sauf que la décision prise à l’occasion de ce conclave ne fait pas l’unanimité au sein de l’UGTA dont beaucoup de cadres, à l’intérieur et à l’extérieur des structures organiques, misaient sur le congrès pour provoquer un changement.

Ces opposants, à leur tête Badaoui, l’ex-puissant patron de la Fédération des douanes qui ont créé une structure du nom de Comité national de réappropriation et de sauvegarde de l’UGTA, ont rendu public un communiqué pour justement dénoncer la réunion du 5 août dernier qualifiée de « coup de force ». De plus ils ont accusé ouvertement Sidi Said d’avoir « acheté la caution de ceux qui ont soutenu sa candidatur « . 

Si le SG de l’UGTA crie sur tous les toits qu’on veut casser le syndicat, Badaoui et ses compagnons insistent, eux, sur le caractère urgent d’une réforme profonde au sein de l’UGTA. Sidi Said, qui sort d’un congrès fragilisé, a du mal à remettre de l’ordre dans sa maison de verre.

Pour autant l’UGTA est-elle vraiment représentative de tous les travailleurs algériens ? Difficile de le dire puisque le syndicat historique a toujours eu les faveurs du gouvernement lors des négociations sur le contrat social voire la réunion de la tripartite.

Le gouvernement a toutefois commencé à ouvrir les portes du dialogue avec les autres syndicats dit autonomes afin d’élargir le champ de l’action syndicale restée pendant des années l’espace exclusif de L’UGTA.

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