L'Allemagne suspend Nord Stream 2, les prix du gaz flambent – Le Jeune Indépendant
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Energies

L’Allemagne suspend Nord Stream 2, les prix du gaz flambent

L’Allemagne suspend Nord Stream 2, les prix du gaz flambent

L’Agence fédérale des réseaux, régulateur allemand de l’énergie, a annoncé mardi la suspension temporaire de la procédure d’approbation de Nord Stream 2, le gazoducgazoduc Un gazoduc est une canalisation destinée au transport de matières gazeuses sous pression, la plupart du temps des hydrocarbures. Selon leur nature d'usage, les gazoducs peuvent être classés en trois familles principales : 1- gazoducs de collecte, ramenant le gaz sorti des gisements ou des stockages souterrains vers des sites de traitement. 2- gazoduc de transport ou de transit, acheminant sous haute pression le gaz traité (déshydraté, désulfuré, ...) aux portes des zones urbaines ou des sites industriels de consommation 3- gazoducs de distribution, répartissant le gaz à basse pression au plus près des consommateurs domestiques ou des petites industries. entre la Russie et l’Allemagne, évoquant un obstacle juridique. Cette décision pourrait retarder le feu vert très attendu de l’agence puisque la certification est l’une des ultimes étapes avant la mise en service du pipeline qui permettra au gaz russe de circuler dans le réseau européen.

L’approbation de Nord Stream 2 « n’est possible que si l’opérateur est organisé sous une forme juridique de droit allemand », écrit l’autorité allemande dans un communiqué. Après cette annonce, le prix du gaz a augmenté sur le marché de 12%, au moment où l’Europe connait déjà une flambée des prix de cette source d’énergie.

Le processus de certification reste suspendu jusqu’à ce que l’opérateur de Nord Stream 2, basé à Zoug, en Suisse, ait achevé de transférer « des actifs essentiels et des ressources humaines » à une filiale créée en Allemagne pour la partie allemande du gazoduc, détaille l’Agence.

Celle-ci a un délai de quatre mois pour donner son feu vert au projet, dont le chantier est terminé et dont le remplissage a commencé côté russe. Il s’agira ensuite de soumettre cette autorisation à la Commission européenne pour avis, de sorte que les débuts d’exploitation du gazoduc pourraient prendre du retard. Le Kremlin avait appelé dès septembre à une mise en service « au plus vite » de Nord Stream 2, pour commencer à l’approvisionner en gaz.

Sa capacité est de 55 milliards de m3 annuels et son remplissage a débuté en octobre. Cette installation est critiquée en Europe de l’Est en particulier, car Nord Stream 2 va exposer le continent à l’arme énergétique russe en accroissant la dépendance européenne et en sacrifiant les intérêts de l’allié ukrainien, pays de transit traditionnel.

Notons que, l’opérateur de Nord Stream 2, une société appartenant à Gazprom basée à Zoug, en Suisse, a entrepris de créer une filiale de droit allemand qui deviendra propriétaire et exploitera le tronçon allemand du gazoduc. En attendant, le processus de certification reste suspendu, au moins jusqu’à ce que l’opérateur ait achevé « de transférer des actifs essentiels et des ressources humaines » dans sa filiale allemande.

La décision ultime du régulateur allemand est attendue pour fin janvier, après quoi la Commission européenne devra encore donner son feu vert. Rappelons que le gazoduc, dont les travaux ont été achevés en septembre dernier, est quasiment opérationnel. Le remplissage a d’ailleurs commencé en octobre côté russe. La capacité du gazoduc est de 55 milliards de mètres cubes annuels.

Le gaz repart à la hausse
Après cette annonce, les prix du gaz sont repartis en flèche. En fin de journée de mardi, ils grimpaient de 18,33% à 94,60 euros le Mwh, pour le Dutch TTF soit le prix de référence pour les contrats à terme du gaz européen.

En Europe, la filière d’approvisionnement en gaz est sous pression depuis l’été dernier et la reprise de l’activité économique post-crise sanitaire. De plus, l’Europe doit faire face à un déséquilibre entre l’offre et la demande, en grande partie responsable de la hausse des prix, laquelle se ressent d’ailleurs déjà sur la facture des particuliers et des professionnels.

En outre, la hausse de la demande mondiale de gaz s’ajoute à une conjonction de facteurs mettant l’offre toujours plus sous pression, alors que les canaux d’approvisionnement sont déjà fortement sollicités. Parmi les principaux éléments, les spécialistes notent l’augmentation du prix de la tonne de CO2, le faible niveau des stocks de gaz européens, l’augmentation du prix du charbon, la faible production d’électricité d’origine éolienne ces derniers mois ou encore la hausse de la production d’électricité à partir du gaz naturel.

Compte tenu de ces éléments, Nord Stream 2 apparaît comme le sauveur providentiel venu de l’Est. La communication du Kremlin va d’ailleurs en ce sens depuis des mois. Ce dernier a appelé, dès septembre, à une mise en service « au plus vite » du gazoduc.

D’autre part, les détracteurs du projet avancent le risque de trop grande dépendance à la Russie que créerait la mise en route du gazoduc. Lors des derniers mois, la Russie avait d’ailleurs été accusée de « brider » ses capacités d’exportations de gaz dans le but de promouvoir Nord Stream 2, et de le rendre indispensable. En réponse, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait invité le pays à augmenter ses livraisons, estimant que celui-ci pouvait augmenter ses exportations de 15 % et ainsi faire baisser les prix du gaz.

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