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Nationale

L’Allemagne est à l’avant-garde des pays « amis de la nature »

L’Allemagne est à l’avant-garde des pays « amis de la nature »

Mme Nora Beldjoudi, chargée de programme pour l’Algérie de la Fondation Konrad-Adenauer, au Jeune Indépendant

Rencontrée en marge de la rencontre tenue à l’hôtel Houcine de Constantine, la chargée de programme de la Fondation allemande Konrad-Adenauer, partenaire de l’association des journalistes femmes du Constantinois, AJC, madame Nora Beldjoudi, s’est aimablement prêtée au jeu des questions-réponses.

Le jeune indépendant : Quel intérêt à soutenir une journée sur l’environnement à Constantine ?

Nora Beldjoudi : Tout d’abord, vous savez que l’environnement constitue aujourd’hui une préoccupation collective, je dirai à l’échelle mondiale, c’est un secteur primordial pour l’ensemble de la communauté internationale. Le thème a le même intérêt ici à Constantine comme partout ailleurs dans n’importe quel autre pays, je ne vous cache pas que le pays d’où est issue la fondation que je représente aujourd’hui, l’Allemagne en l’occurrence, reste un des leaders dans ce domaine notamment dans le volet sensibilisation visant à protéger l’environnement et à réduire la pollution et les émissions de déchets. Et, en tant qu’institution issue de ce pays, nous avons pour mission de contribuer autant que faire se peut à la concrétisation de cet objectif. Au rendez-vous d’aujourd’hui nous essayons de donner un coup de main, nous contribuons, en sus du volet financier, par un savoir-faire et un apport scientifique qui est loin d’être négligeable.

· A quand remonte la présence de vote institution en Algérie ?

Nous sommes présents à Alger depuis 2000 ; nous avons eu à travailler depuis avec plusieurs partenaires algériens, notamment dans le domaine de la promotion de la société civile, des collectivités locales, de la démocratie et de l’économie sociale de marché ou encore dans le dialogue inter-religieux sans oublier le domaine de l’environnement et des énergies renouvelables dont l’Allemagne reste, comme, je l’ai dit, un des leaders mondiaux dans ce domaine.

· Qui sont vos partenaires ?

Nous travaillons surtout avec des associations algériennes nationales ou régionales à l’image de l’association des journalistes femmes du Constantinois avec laquelle nous n’en sommes pas à notre premier partenariat. Nous tenons surtout à ce que les projets soient cohérents avec la ligne et le programme tracés par notre fondation.

Des échanges et missions de part et d’autre auxquelles nous accordons un intérêt particulier font également partie de notre programme. A l’exemple de ce qui a été réalisé avec la Chambre algérienne de commerce et d’industrie justement dans le domaine des énergies renouvelables. Des experts allemands ont déjà fait le déplacement en Algérie où ils ont eu à faire part à leurs partenaires algériens des développements technologiques dans le domaine des ces énergies propres qui reste une orientation future à laquelle est appelée à prendre part toute la communauté internationale.

Aussi, nous restons attentifs à toute proposition ou projet allant dans le sens d’un partenariat avec d’autres représentations associatives notamment. Il faudrait seulement que ça corresponde à la ligne générale de notre fondation.

· Ne croyez-vous pas que ce genre de rencontres ne sert pas à grand-chose ?

Pas tout à fait. Je dirai qu’il reste beaucoup à faire ne matière de communication. Et tout notre souhait est que ce genre d’initiatives puisse avoir des retombées sur le terrain et que ça ne reste pas dans les tiroirs. La théorie c’est bien, mais la mise en pratique des recommandations issues de telles rencontres peut aider à solutionner pas mal de problèmes. Et là, c’est aux exécutants à différents échelons de la prise de décision de tirer profit de ce genre de rendez-vous, d’autant que les représentants de l’administration et des institutions étatiques sont souvent invités à y prendre part. Notre mission se limite malheureusement à apporter notre soutien scientifique ou académique.

· Et à l’échelle mondiale..

Nous faisons autant via toutes nos représentations à travers le monde. Nous avons des bureaux dans plusieurs pays, près de 120 je crois, où sont éparpillés quelques 170 bureaux.
Pour terminer, notre fondation porte le nom du premier chancelier fédéral allemand qui a été à la tête de l’union fédérale de 1949 à 1963 ; j’aimerai juste préciser que le défunt fut un fervent défenseur de la guerre de libération nationale dont le 65e anniversaire du déclenchement sera célébré dans quelques jours. 

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