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Nationale

L’Algérie, une région des plus vulnérables

L’Algérie, une région des plus vulnérables

Le secrétaire général du ministère des Ressources en eau et de l’Environnement a déclaré hier, lors de l’ouverture de la 2e conférence internationale sur l’énergie et l’environnement à l’hôtel Sheraton, que l’Algérie se trouve dans une des régions les plus vulnérables face aux changements climatiques que subit la terre et cela depuis des décennies.

En effet, l’Algérie est plus que concernée par les changements de dame nature, et de par sa position géographique, elle devrait faire face au réchauffement climatique. « L’Algérie figure parmi les pays à fort risque de changement climatique. Avec un indice de 7,63 % de vulnérabilité, l’Algérie se situe au top 50 des pays à risque.

Cet indice est calculé en se basant sur les facteurs naturels, tels que les séismes, les inondations et la sécheresse, sur la prédisposition du pays à être touché par une catastrophe, les capacités à faire face, et enfin la stratégie d’adaptation » a indiqué le Pr Thomas Stocker, professeur en physique climatique et environnementale a l’université de Berne.

C’est tout l’écosystème national précise M. Grimesse, expert au ministère de l’Energie et de l’Environnement déjà touché qui risque d’en pâtir. Dans un futur proche, l’Algérie verra, impuissante, d’éventuelles extinctions d’espèces végétales et animales, désertification, stress hydrique, érosion côtière, développement de maladies virales, ce qui déstabilisera toute la sélection naturelle .

« Quand on parle de vulnérabilité, on parle aussi des questions liées à ça, telle l’érosion. En Algérie 13 millions d’hectares sont concernés par l’érosion dont 4 000 hectares de manière grave, un chiffre phénoménal », a précisé M. Grimesse tout en citant quelques wilayas pour illustrer ce phénomène 

« Mostaganem, Mascara, Chlef » qui sont les plus touchées.
L’expert précise par ailleurs que les enjeux du réchauffement climatique en Algérie et dans le monde sont énormes impliquant plusieurs secteurs principalement le secteur socio-économique qui est le plus vulnérable.

La consommation mondiale d’énergie devrait augmenter de 41% entre 2012 et 2035, très majoritairement tirée par les pays émergents, Chine et Inde en tête, tandis que les énergies fossiles demeureront dominantes. 95% de la croissance de la demande d’énergie au niveau mondial proviendrait des économies émergentes.

A l’horizon 2035, les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) resteront dominantes, captant encore 81% de parts de marché, contre 86% en 2012. D’autre part, les énergies renouvelables progresseront rapidement, pour passer de 2% du marché à 7% en 2035. Les émissions de CO2 devraient également augmenter de 29% d’ici 2035.

le Pr Thomas Stocker a souligné que lors de la conférence de Paris climat 2015 sur les changements climatiques, qui aura lieu fin 2015, des solutions vont être présentées afin de faire face à ce danger.

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