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Nationale

L’Algérie un leader régional proactif contre le terrorisme

L’Algérie un leader régional  proactif contre le terrorisme

Depuis une décennie tous les patrons de cet organisme militaire visitent régulièrement l’Algérie pour s’imprégner d’abord des avancées de notre pays en matière de lutte contre le terrorisme mais aussi pour s’abreuver à la politique de réconciliation nationale que l’Algérie a mise en pratique depuis 2006 avec les résultats que l’on sait.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a reçu en début de semaine le commandant de l’AFRICOM, le général US David M. Rodriguez, en visite de travail dans le cadre de la 3e session du dialogue bilatéral stratégique algéro-américain.

Selon le communiqué diffusé juste après cette rencontre, le Premier ministre et son hôte ont procédé à « un échange de vues » sur un certain nombre de questions relatives à la situation sécuritaire prévalant dans le continent africain, et notamment dans la sous-région.

Les deux responsables ont ainsi abordé les derniers développements intervenus dans la région du Sahel, « particulièrement en Libye, ainsi que les efforts déployés pour le rétablissement de la paix et de la stabilité ».

Ce n’est pas la première fois que le patron de l’AFRICOM, basée en Allemagne, vient en Algérie. Depuis une décennie, tous les patrons de cet organisme militaire la visitent régulièrement pour s’imprégner d’abord de ses avancées en matière de lutte contre le terrorisme, mais aussi pour s’abreuver à la politique de réconciliation nationale que l’Algérie a mis en pratique depuis 2006 avec les résultats que l’on sait.

Les Américains semblent très impressionnés par cette politique qui a permis à l’Algérie de retrouver la paix et la sérénité après une décennie de violence perpétrée par les groupes terroristes. Cet intérêt soudain des USA pour cette politique du fait de son étroite corrélation avec leurs intérêts dans l’espace méditerranéen qui constitue une zone stratégique pour les Etats-Unis semble aussi s’expliquer plus largement.

Les conflits au Mali, en Lybie, en Syrie et dans le Sahel ont accéléré les relations entre les deux pays au point où la première puissance mondiale compte sur l’Algérie pour jouer le rôle d’Etat pivot du continent africain.

Ces dernières années, l’Algérie est devenue un partenaire clé dans les efforts américains pour faire face aux activités terroristes au Maghreb et en Méditerranée. Elle a connu une hausse significative du niveau de la coopération bilatérale.

En plus des partenariats régionaux et programmes multilatéraux, les États-Unis et l’Algérie ont lancé en 2005 un Joint Military Dialogue pour favoriser les échanges, la formation et les exercices conjoints. La création du groupe de contact bilatéral de coopération algéro-américain de lutte anti-terrorisme et questions de sécurité connexes fut considérée comme « moment historique » pour l’évolution de la coopération sécuritaire bilatérale.

Le gouvernement algérien est un allié clé des Etats-Unis dans cette région sensible et le gouvernement américain a récemment décrit comme un leader régional proactif offensif dans la coalition mondiale contre le terrorisme. L’Algérie est également considérée comme une source d’information importante sur les cellules du GSPC situées en Europe et en Amérique du Nord.

De plus, l’Algérie présente plus d’avantages que tous ses voisins de l’Afrique du Nord en vertu de sa situation centrale et stratégique dans le Maghreb-Sahel que l’Algérie a commencé à émerger comme un noyau aux yeux des Américains dans plusieurs initiatives de coopération multiple et régionale à l’instar du Partenariat Transsaharien Contre le Terrorisme (Trans-Sahara Counter Terrorism Partnership –TSCTP).

Bien que PSI fut initialement axé sur le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, l’Algérie y participait comme observateur. D’ailleurs, bien que techniquement TSCTP englobe neuf pays, les participants de fond dans les exercices et la coopération sont l’Algérie, le Tchad, le Mali et le Niger. 

En somme, l’Algérie est considéré, comme l’Etat clé la sécurité régionale, alors que la Tunisie, le Maroc, entre autres, ne participant pas à tous les aspects du partenariat, sont des Etats périphériques dans TSCTP.

Ensuite la diplomatie algérienne, qui a toujours privilégié la solution politique interne dite « inclusive », est aujourd’hui regardée comme une expérience idéale et transposable dans tout conflit que ce soit en Syrie, en Libye où la position algérienne a été finalement reconnue et enfin au Mali avec les Accords d’Alger qui ont signé la fin du conflit au nord du Mali.

L’Algérie abrite, le Centre Africain d’Etudes et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT), projet de l’Union africaine, lancé en 2006 avec le soutien financier des Etats-Unis.

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