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Nationale

L’Algérie toujours trop chère

L’Algérie toujours trop chère

Un classement de la vie chère par pays et qui tient compte de l’index des prix à la consommation place l’Algérie à la 121e place sur un total de 125 pays analysés.

A la lecture de ce classement périodique établi par le site www.numbo.com, la vie est plus chère en Algérie qu’en Syrie. Le pays est en guerre mais la vie y est moins chère que chez nous. Idem pour la Libye et les autres pays voisins, le Maroc et la Tunisie.

Même dans les territoires palestiniens occupés, le coût de la vie est moins cher qu’ici. Il faut savoir que ce classement tient compte de l’indice des prix à la consommation, des prix des loyers, des consommations dans les restaurants, des prix des vêtements et de l’indice des prix au gros. Il convient de souligner que le rythme d’inflation annuel en Algérie ne cesse de grimper.

Il a atteint 4,1% en mars 2015 contre 3,7% en février, selon l’Office national des statistiques (ONS).
L’indice des prix à la consommation, qui sert à calculer l’évolution du rythme annuel de l’inflation, a également connu une croissance annuelle de 5,5% en mars dernier contre 5,6% en février.

La cherté de la vie en Algérie se manifeste par une hausse des prix des denrées alimentaires, dont les produits agricoles frais et les produits alimentaires industriels. En 2014, le taux d’inflation dans notre pays a été estimé à 2,9% contre 3,3% l’année d’avant.

L’inflation galopante en Algérie ces dernières années, après avoir connu un niveau très faible, est due essentiellement au phénomène de la spéculation qui domine ses principales places commerciales. Qu’il s’agisse du prix du loyer ou du foncier à usage d’habitation, ou des prix des fruits et légumes, des viandes et de l’habillement, l’Algérien est en proie à une mafia sans foi ni loi qui dicte ses règles, foulant au pied les principes de la libre entreprise et de la concurrence.

Ici, ce ne sont pas ceux qui produisent de la richesse qui en profitent mais les réseaux dormants de l’informel, qui font dire à de nombreux observateurs de la vie économique algérienne que plus de 50% de l’économie est dans l’informel.

Cet état de fait a comme conséquence l’impossibilité, pour les agents de l’Etat, d’exercer leur contrôle sur le circuit commercial.
Pour preuve, les pouvoirs publics ne cessent d’annoncer la mise en place de centrales d’achat pour exercer un pouvoir sur les prix et chasser les parasites qui gangrènent le circuit commercial, mais aucune n’a encore vu le jour.

Même le Conseil national de la concurrence brille par son absence alors qu’il est doté de tous les pouvoirs pour réguler le marché national et permettre d’exercer la vérité des prix.

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