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L’Algérie sous la menace terroriste

L’Algérie sous la menace terroriste

En dépit des succès à répétition de l’Armée nationale populaire (ANP) contre les groupes terroristes, l’Algérie semble soumise au risque d’attaques terroristes, si l’on croit l’ONG britannique AON Risk Solution, spécialisée dans l’analyse des activités terroristes dans le monde.

Selon une nouvelle carte du risque terroriste et politique 2016 établie par AON Risk Solutions, l’Algérie, ceinturée par le chaos libyen et l’insécurité malienne, est dans la sphère des Etats sujets aux troubles terroristes. La menace est réelle et le risque est « grand », selon l’ONG.

Le classement effectué par cette dernière a considéré le risque terroriste en Algérie au même titre qu’en Tunisie ou en Egypte. Pourtant, on sait que ces deux pays ont été le théâtre d’attentats sanguinaires durant les deux dernières années, tandis qu’en Algérie aucun attentat terroriste n’a été enregistré durant cette période.

Alors, comment peut-on établir un tel classement si on ne prend pas en considération l’évolution de la situation sécuritaire dans chaque pays et la lutte menée par les forces de sécurité ? Enfonçant davantage le clou, AON Risk Solutions a aussi classé l’Algérie parmi les pays les plus risqués sur le plan politique.

Un double risque, selon les Britanniques. Il est clair qu’AON Risk Solutions s’est basée sur des informations fournies, dans chaque pays, par les médias.

Autrement dit, AON Risk Solutions n’a jamais mis les pieds en Algérie pour faire un constat sur place et dégager une réelle situation sécuritaire.

Pis, AON Risk Solutions semble établir un classement politique au lieu de celui de risque terroriste. En plus du risque terroriste, les Britanniques ont élaboré également un classement des pays à risque politique.

A ce sujet, AON Risk Solutions a considéré le Maroc comme étant le pays le plus stable de l’Afrique du Nord, alors que la Libye est présentée comme un pays à très haut risque.

Le cabinet AON a expliqué dans son rapport qu’il a relevé le niveau de risque pour la Tunisie de moyen à élevé en 2016, mais a retiré le risque de coup d’Etat. Il a indiqué que la Tunisie est politiquement plus stable qu’elle ne l’a été au cours des dernières années, notamment après la tenue d’élections démocratiques mettant fin à la période transitoire durant laquelle cinq gouvernements ont pris le pouvoir depuis la révolution de 2011.

Le gestionnaire des risques a ajouté que les partis politiques étaient disposés à travailler ensemble et sont parvenus à trouver un consensus. Mais la menace terroriste a augmenté en 2015 dans le pays, avec deux attentats contre des sites touristiques, revendiqués par la suite par l’Etat Islamique (EI).

Selon le cabinet AON, les attaques terroristes ont connu une hausse de 64% entre 2014 et 2015, ajoutant que AQMI est également active dans la région ouest de la Tunisie et a ciblé les forces de sécurité dans le gouvernorat de Kasserine.

Le rapport précise, d’autre part, que des niveaux élevés de chômage persistent, en particulier dans les régions intérieures, et il y a un risque permanent de violentes manifestations et de mouvements de protestation.

Le cabinet AON, qui évalue les risques de violence politique dans le monde et établit la liste des pays plus ou moins concernés par la menace terroriste, a indiqué que la France et la Belgique sont les seuls pays européens à risque avéré. Notons que AON, la société mère de AON Risk Solutions, est l’un des gestionnaires de risques et des courtiers en assurances les plus importants au monde. Ses rapports sont sérieusement pris en compte par les multinationales dans leurs stratégies d’investissement.

Aqmi, Daech et les autres

Il est évident que la menace terroriste reste intacte en Algérie, mais cette situation est similaire partout dans le monde et n’est pas spécifique au pays. Il est évident aussi que les organisations terroristes telles qu’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et l’Etat Islamique (EI) veulent, coûte que coûte, viser l’Algérie par des attentats spectaculaires. Mais il est important, en revanche, de signaler la spectaculaire lutte que mènent les forces de sécurité algériennes contre les groupes terroristes.

Il ne se passe pas un jour sans que les troupes de l’ANP ne mettent la main sur des arsenaux de guerre, ne neutralisent des terroristes notoires ou ne mettent en échec des plans diaboliques planifiés par les terroristes. 

En 2015, les services de sécurité ont réussi à éliminer 180 terroristes tandis que 50 autres se sont rendus, cela sans compter les centaines de pièces d’armements récupérées par l’armée.

Hormis l’attentat qui avait ciblé, en juillet 2015, un convoi militaire à Aïn Defla, et qui avait coûté la vie à 11 soldats, aucun attentat d’envergure n’a au lieu depuis 2015. Il faut dire que la lutte contre les sbires d’Abou Mossaâb Abdelouadoud (Abdelmalek Droukdel, chef terroriste d’Aqmi) a été un véritable succès pour les forces de sécurité.

Elle en est davantage après les multiples saisies et interceptions d’armements de guerre effectuées par les troupes de L’ANP durant ces deux dernières années. Faut-il le signaler, plus de 10 000 soldats algériens sont mobilisés tout au long des frontières sud, sud-ouest et de l’extrême Sud pour justement barrer la route aux terroristes.

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