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Nationale

L’Algérie signe à New York l’accord de la COP 21

L’Algérie signe à New York l’accord de la COP 21

L’Algérie, à l’instar de 170 pays membres de l’ONU, a signé vendredi à New-York l’accord de Paris sur le changement climatique.

C’est le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, chargé de cette mission par le président de la République, qui a apposé sa signature sur le document officiel préparé par les Nations unies. L’accord, conclu en décembre dernier à Paris lors de la COP21, prévoit de maintenir la hausse de la température mondiale en dessous de 2 degrés Celsius d’ici la fin du siècle.

L’Algérie s’est engagée à soutenir la communauté internationale dans ses efforts de réduction des gaz à effet de serre (GES), en dépit du fait qu’elle participe de longue date à l’atténuation des GES du fait de la prépondérance du gaz naturel, qui est une énergie propre, dans son mix énergétique.

Elle devrait réduire ses émissions de 7% à l’horizon 2030 en utilisant des moyens nationaux à travers des actions visant à opérer une transition énergétique et une diversification économique, selon le projet de sa contribution révélée en décembre dernier lors de la conférence de Paris sur le climat (Cop 21).

Sa contribution pourrait atteindre 22%, mais elle reste subordonnée à l’appui international en matière de financements extérieurs, de transfert technologique et de renforcement des capacités. A l’issue de la cérémonie de signature du document, M. Lamamra a indiqué à l’APS que l’événement (la signature de l’accord) était « incontestablement de portée historique ».

« La signature de l’accord de Paris sur le climat constitue un aboutissement et un point de départ. Cet événement est incontestablement de portée historique, couronnant tant d’efforts déployés depuis le sommet de Rio « , a ajouté M. Lamamra.

L’Algérien Ahmed Djoghlaf, ex-secrétaire exécutif à l’ONU chargé du Climat, coprésident de la conférence préparatoire de la COP 21, avait estimé, en février, que l’accord de Paris allait donner un « boom extraordinaire « à l’industrie des énergies renouvelables. Cela constitue une opportunité pour l’Algérie qui recèle des potentialités importantes dans ce domaine. « L’accord de Paris représente un boom extraordinaire qui va être donné à l’industrie des énergies renouvelables.

Ce secteur attendait un signal qui s’est concrétisé à travers l’engagement des Etats lors de cette conférence », a souligné M. Djoghlaf lors d’une table ronde organisée par l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG). « Maintenant, il est clair que le monde va se diriger vers le renouvelable », a ajouté M. Djoghlaf, qui occupe actuellement un poste d’ambassadeur conseiller auprès du ministère des Affaires étrangères. Selon un programme global élaboré par les pouvoirs publics, destiné à la production d’électricité « propre », il est attendu, d’ici le début 2017, une production de 400 MW d’électricité d’origine solaire provenant de 20 centrales, dont 13 dans les Hauts-Plateaux et (7) dans le Grand-Sud.

Ces réalisations font partie de la première phase du Programme national de développement des énergies renouvelables (PNR) qui vise à installer 22 000 MW d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2030, soit 27% du parc national de production d’électricité, dont 4 500 MW à installer d’ici 2020.

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