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Nationale

L’Algérie réduit ses importations en médicaments

L’Algérie réduit ses importations en médicaments

L’Algérie a réduit ses dépenses d’importation de produits pharmaceutiques de 39, 5 % durant les quatre premiers mois de l’année, selon les chiffres publiés hier par les douanes algériennes.

De janvier à avril, l’Algérie a acheté pour 468,6 millions de dollars de médicaments et de produits pharmaceutiques, contre 774,54 millions à la même période de 2014, indique la même source.

Cette baisse considérable des dépenses est due à la réduction des quantités importées de 14 % en passant de 8 635 tonnes durant les quatre premiers mois de 2014 à 7 422 tonnes à la même période de l’année en cours.

La baisse a concerné les médicaments à usage humain, les produits parapharmaceutiques, les consommables et les médicaments destinés à la médecine vétérinaire. La facture des médicaments à usage humain, qui représente près de 94 % du volume global des importations des produits pharmaceutiques, s’est chiffrée à 440,34 millions de dollars pour une quantité globale de 6 707 tonnes, contre 742,52 millions de dollars durant les quatre premiers mois de 2014 pour 8 057 tonnes.

Concernant les produits parapharmaceutiques importés, ils se sont chiffrés à 18,64 millions de dollars, contre 22,16 millions de dollars. 

Pour les médicaments à usage vétérinaire, les achats de l’Algérie se sont établis à 9,58 millions de dollars contre 9,85 millions de dollars.

La facture des importations de l’Algérie en produits pharmaceutiques s’était chiffrée à près de 2,6 milliards de dollars en 2014, contre 2,34 milliards en 2013.
Selon une étude de l’Institut américain des statistiques sur le marché des médicaments dans le monde, la consommation de médicaments en Algérie devrait atteindre 5,7 milliards de dollars à l’horizon 2018.

Cette progression attendue est due à plusieurs facteurs notamment la croissance démographique, l’augmentation de l’espérance de vie et les variations de la situation épidémiologique de la société algérienne.

Pour réduire les dépenses d’importation des produits pharmaceutiques, le gouvernement mise sur la production locale à travers l’encouragement et la facilitation de l’acte d’investir dans ce créneau industriel. L’investissement permettra à l’Algérie de tisser une industrie nationale de médicament et de réduire sa forte dépendance des firmes pharmaceutiques étrangères, notamment en cette conjoncture de chute des cours du pétrole qui marque la fin de l’aisance financière du pays.

Toutefois « la dégringolade des cours du brut ne devrait t pas, pour autant, influer sur l’approvisionnement en médicaments », avait rassuré récemment un représentant du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

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