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Nationale

L’Algérie réaffirme le droit au nucléaire civil

L’Algérie réaffirme le droit au nucléaire civil

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a dénoncé un récent recul concernant les efforts pour arriver à un monde sans armes nucléaires, à l’ouverture des travaux de la 9e Conférence de révision du Traité de non-prolifération (TNP), dont l’Algérie assure la présidence.

Dans un discours, lu en son nom par le secrétaire général adjoint Jan Eliasson, à l’ouverture de cette conférence qui se déroule du 27 avril au 22 mais avec la participation de 190 pays signataires du TNP, M. Ban s’est déclaré « très inquiet » de constater que « le processus (de désarmement) semble être en perte de vitesse depuis cinq ans ».

Il a notamment déploré « le peu de progrès » vers la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Proche-Orient et les « programmes coûteux de modernisation » des arsenaux américain et russe. « Au lieu de la poursuite de propositions pour accélérer le désarmement nucléaire (…) il y a eu un dangereux retour à des mentalités de Guerre froide », a-t-il souligné, cité par l’APS.

M. Ban a appelé les Etats parties (au traité) à « travailler dur et de manière constructive dans les semaines à venir pour produire un résultat qui renforce le traité », et notamment « ses principaux objectifs qui sont d’éviter la prolifération et de parvenir à l’élimination des armes nucléaires ». 

L’Algérie, qui assure la présidence de cette importante Conférence de révision du Traité de non-prolifération (TNP), qui rassemble 191 pays, est représentée par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra.

Il sera procédé, à l’occasion de cette session à une évaluation d’étapes des progrès et des avancées réalisées en matière de mise en oeuvre de cet important Traité, notamment en matière de désarmement nucléaire, de non-prolifération et d’utilisation pacifique de l’atome.

M. Lamamra a souligné, dans une allocution lors de cette conférence entamée lundi, que l’ »élimination totale et l’interdiction définitive des armes nucléaires demeurent notre objectif final ».

Le chef de la diplomatie a réaffirmé le droit des Etats parties au traité de non prolifération à l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. « L’Algérie réaffirme, une fois de plus, le droit originel et inaliénable des Etats parties au développement, à la recherche et à l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques conformément à l’article IV du Traité », a soutenu M. Lamamra.

Il a rappelé que « l’Algérie qui accorde un intérêt particulier au désarmement nucléaire est parfaitement consciente de l’importance de la non-prolifération, en tant que l’un des trois piliers du TNP et un élément fondamental des efforts visant l’élimination totale des armes nucléaires », précisant que « le Traité et ses dispositions afférentes à la non prolifération ont permis de limiter la possession d’armes nucléaires sur un nombre réduit de pays, y compris les cinq Etats nucléaires parties ».

Tout en saluant le rôle centrale de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) dans le contrôle de la prolifération des armes nucléaires, M. Lamamra a insisté sur « l’importance de l’indépendance de l’Agence et de la non politisation de ses fonctions, pour qu’elle puisse continuer à s’acquitter de ses missions avec professionnalisme et conformément au Traité et à son règlement intérieur ».

S’agissant de la création de zones exemptes d’armes nucléaires, M. Lamamra a mis en avant la contribution de l’Algérie, dans sa région d’appartenance géographique aux efforts ayant abouti à la création, en 1998, d’une zone exempte d’armes nucléaires en Afrique rappelant que l’Algérie était parmi les premiers pays ayant ratifié le Traité de Pelindaba, créant cette zone.

S’exprimant au nom des pays non-alignés, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif, dont le pays est accusé par les Occidentaux de chercher à se doter de la bombe atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil, a exigé lundi qu’Israël « renonce à posséder des armes nucléaires » et rejoigne le TNP, critiquant « l’échec » des efforts pour convoquer une réunion visant à créer une zone exempte d’armes nucléaires au Proche-Orient. Les experts créditent environ 200 ogives l’Israël qui refuse de participer à une conférence sur une zone dénucléarisée au Proche-Orient.

Parmi les pays disposant officiellement ou non de l’armée nucléaire, seuls l’Inde, le Pakistan et Israël n’ont pas signé le traité. Les cinq puissances nucléaires parties au TNP sont les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a annoncé que les Etats-Unis allaient accélérer le démantèlement d’ogives atomiques retirées de leur arsenal et a adressé une mise en garde à Pyongyang à propos de son programme nucléaire controversé.

A propos du nucléaire iranien, le secrétaire général de l’ONU a salué les efforts consentis pour la conclusion d’un accord entre Téhéran et les groupe (5+1) des grandes puissances.

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