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L’Algérie rappelle la nécessité de renforcer l’assistance aux pays touchés par Ebola

L’Algérie rappelle la nécessité de renforcer l’assistance aux pays touchés par Ebola

L’Algérie insiste sur la nécessité de “renforcer davantage” l’assistance aux pays affectés par le virus Ebola et exprime sa “pleine adhésion” au processus visant à accélérer la réaction aux menaces à la santé publique en Afrique, a indiqué, hier à Malabo, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf.

“Aujourd’hui, l’Algérie souligne plus que jamais la nécessité de renforcer davantage l’assistance aux pays affectés selon leurs besoins par le maintien du soutien non seulement international mais également africain”, a indiqué M.Boudiaf à la conférence internationale sur la lutte de l’Afrique contre Ebola, placée sous le thème “L’Afrique aide les Africains dans le relèvement et la reconstruction post Ebola”, qu’abrite la capitale de la Guinée Equatoriale. Il a fait savoir, à cet égard, que “l’Algérie adhère pleinement au processus visant à accélérer la surveillance, le dépistage et la réaction aux menaces à la santé publique en Afrique engagée à travers le projet de création des centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies”, tout en rappelant l’initiative de création du “centre régional de recherche et de coopération Sida et Santé en tant que contribution à la lutte contre la maladie”. Dans le même cadre, le ministre de la Santé a relevé qu’en Algérie, “la prise de conscience de menaces sanitaires émergentes et réémergentes telles que celle de la maladie à virus Ebola a été intégrée dans la politique nationale de santé”.  Il a précisé que cette prise de conscience découle de la “longue expérience” de l’Algérie dans la lutte contre les maladies transmissibles et les menaces liées aux maladies émergentes et réémergentes qui constituent, a-t-il souligné, “une priorité, démontrée par l’intégration du nouveau règlement sanitaire international dans la législation nationale par décret du président de la République”.
“Soucieuse d’apporter sa pleine et entière contribution, l’Algérie a fait siennes les recommandations de l’Union africaine lors de la réunion d’urgence de son Conseil exécutif le 8 septembre 2014 à Addis-Abeba”, a-t-il ajouté.

Il expliqué que l’Algérie “entend non seulement apporter toute sa contribution par le partage des expériences en vue de les capitaliser pour une lutte encore plus efficace contre Ebola et les autres situations similaires, mais également s’engager dans le plaidoyer visant à soutenir la mobilisation des ressources et assurer une meilleure coordination entre les Etats et tous les intervenants et partenaires au développement pour mutualiser les efforts et créer les synergies nécessaires”. 
La conférence de Malabo constitue, pour l’Algérie, une “véritable opportunité” pour tirer, de façon “responsable”, les enseignements de cette crise et “identifier les mesures permettant, de façon plus solidaire, d’éradiquer cette menace et de soutenir la reconstruction dans les pays touchés”, a estimé le ministre.

Il a précisé, en outre, que l’”attention particulière” que l’Union africaine accorde à la lutte résolue contre Ebola est, encore une fois, illustrée par le fait qu’elle fait l’objet de cette conférence internationale, qui constitue, a-t-il dit, “le témoignage de la volonté et de la détermination renouvelée des dirigeants africains au plus haut niveau de relever le défi engagé depuis la réunion d’urgence du Conseil exécutif de l’Union africaine le 8 septembre 2014 à Addis-Abeba”.

Le ministre de la Santé a estimé que le thème de cette rencontre “traduit, sans nul doute, la volonté de l’Afrique, consciente de ses responsabilités, de s’atteler davantage à réunir tous les moyens possibles pour non seulement éradiquer cette menace, mais également assurer la mise en úuvre de plans de redressement post Ebola afin d’éviter des crises similaires à l’avenir”. 
M. Boudiaf a fait remarquer, à ce propos, que l’épidémie du virus Ebola “doit demeurer une priorité et être considérée comme un défi commun pour l’ensemble de la communauté internationale en tant que menace sur la sécurité sanitaire internationale”.
“Cette crise sanitaire a mis en évidence qu’une crise sanitaire locale doit avoir une réponse urgente et globale”, a-t-il souligné, appelant à “une solidarité plus active avec les pays touchés”.

M. Boudiaf a, notamment, insisté sur le fait de “ne pas limiter cette solidarité à la seule lutte sanitaire contre cette maladie, mais prendre en compte la nécessité d’amplifier l’appui aux pays affectés pour mettre en place des systèmes de santé résilients et investir dans la réhabilitation et
l’amélioration des services de base que sont la santé, l’éducation, l’eau et l’assainissement”.

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