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Nationale

L’Algérie : Pour un élargissement de l’aide à toute l’Afrique

L’Algérie : Pour un élargissement de l’aide à toute l’Afrique

L’Algérie a plaidé pour un élargissement de l’aide américaine à tout le continent africain en vue de favoriser une hausse du taux de croissance au lendemain de l’annonce par les Etats-Unis de leurs intentions d’injecter 33 milliards de dollars d’investissements privés pour le continent noir. L’Algérie, qui participe à Washington au sommet USA-Afrique, estime que les taux de croissance en Afrique ne permettaient pas de réduire significativement le chômage et la pauvreté dans le continent.

« Le taux de croissance de 6% enregistré par le continent depuis plusieurs années, même s’il constitue un motif de satisfaction, doit être accru pour permettre à l’Afrique de réduire le chômage et la pauvreté », a relevé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui représente le chef de l’Etat à ce sommet.

Pour l’Algérie, les Etats-Unis doivent élargir leur aide à tout le continent afin de résorber le déficit du continent en infrastructures et diversifier de son économie. L’Algérie a estimé à ce propos que le développement des infrastructures industrielles et agricoles offre un vaste champ pour l’expansion du partenariat avec les Etats-Unis. Il s’agit aussi, à travers cette option, de développer les exportations africaines hors hydrocarbures vers les Etats-Unis ainsi que les énergies nouvelles, la recherche et l’exploration des hydrocarbures. L’Algérie s’est, à ce titre, félicitée de l’initiative américaine « énergie pour l’Afrique », dotée de 7 milliards de dollars et destinée à élargir l’accès à une énergie durable.

Les Etats-Unis avaient annoncé mardi dernier qu’ils consacreraient un budget de 33 milliards de dollars à des projets d’aides et d’investissements en Afrique. Il s’agit du plus colossal budget de l’administration du président Barack Obama à l’endroit de l’Afrique, qui connaît une forte expansion du label chinois dans tous les secteurs économiques.

« Les États-Unis investissent massivement, sur le long terme, dans le progrès en Afrique », a déclaré Obama au deuxième jour du sommet USA-Afrique qui rassemble à Washington plus de 40 chefs d’État et de gouvernement africains. L’Afrique, qui est le plus grand réservoir de matières premières, attise la convoitise des puissances y compris les Etats-Unis, les Français, les Britanniques et depuis quelques années des Chinois. « Aussi cruciaux que soient ces investissements, la clé de la prochaine ère de croissance en Afrique ne se trouve pas ici aux États-Unis, mais en Afrique », a reconnu Obama.

Le Président américain a en particulier annoncé la mobilisation, en partenariat avec le secteur privé, la Banque mondiale et le gouvernement suédois, de 26 milliards de dollars en faveur du programme Power Africa, qui vise à doubler l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne. Il a confirmé que des entreprises américaines, parmi lesquelles Marriott ou General Electric, s’étaient engagées sur de nouveaux investissements d’un moment total de 14 milliards de dollars.

Mais en contrepartie de cette manne financière, Obama a demandé aux dirigeants africains de mettre en place un mode de gouvernance et un environnement politique qui favorise le développement économique. « Le capital est une chose. Les programmes de développement sont une chose. Mais l’État de droit est encore plus important. Les gens doivent être capables d’envoyer des biens sans payer un pot-de-vin ou embaucher le cousin de quelqu’un », a-t-il dit.

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