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Nationale

L’Algérie offre ses services aux Africains

L’Algérie offre ses services aux Africains

Les travaux de la 10e réunion annuelle des Points focaux du Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), ouverts mercredi à Alger, ont été axés sur les moyens de lutte contre la recrudescence de la violence terroriste qui pèse sur l’Afrique et les moyens techniques et logistiques pour y faire face.

L’Algérie, qui a accumulé une grande expérience en matière de lutte contre ce fléau, appelle les pays du continent à prendre leur destin en main en adoptant une stratégie de lutte commune basée sur la coopération et l’échange d’informations.

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), Smaïl Chergui, qui a prévenu contre la montée de ce phénomène mondial, a parlé de 1 651 actes terroristes enregistrés dans le monde en 2016 provoquant 14 000 victimes.

Le diplomate algérien a exprimé ses craintes des conséquences des guerres d’Irak et de Syrie sur l’Afrique, en évoquant 2 500 à 5 000 combattants qui ont fui ces pays vers la Somalie. « Ces groupes armés, qui sont arrivés en Somalie via le Yémen, représentent un danger potentiel pour le continent car ils risquent de se déployer au Sahel avec leurs armes », a-t-il prévenu.

Smaïl Chergui a mis en évidence les aptitudes techniques et matérielles du groupe Daech, dont sa capacité de décoder les messages cryptés, mais aussi ses méthodes en matière de recrutement de jeunes via les réseaux.

Pour contenir le terrorisme, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine a insisté sur la coopération régionale et internationale en matière d’échanges d’informations.

Mais il a surtout parlé des performances dont jouissent les forces africaines en matière de traitement du terrorisme, de leur mode d’exercice, de leur engagement qui est différent car il consiste à aller chercher les terroristes, à perturber leur stratégie de communication et leurs sources de financements économiques.

Le même intervenant a fait part de la disponibilité de l’Algérie à poursuivre son aide et son soutien à tous les pays africains en termes de moyens techniques et de communication pour contenir ce fléau.

« Tous les pays du continent qui ont sollicité notre aide en ont bénéficié », a-t-il souligné réitérant la volonté de l’Algérie de coopérer avec tous les partenaires et de consacrer le rôle de l’Afrique dans le règlement de ses propres problèmes sécuritaires. « L’Afrique veut avoir son mot à dire en ce qui concerne le règlement de ses propres problèmes sécuritaires. Elle veut influencer la prise de décisions pour une sortie de crise », a-t-il insisté. 

Le diplomate au ministère a fait constater par ailleurs que les processus de sécurité et de paix « proposés jusque-là en Libye n’ont pas réglé les problèmes, ni contribué à stabiliser le pays ». A cet égard, il a exprimé le soutien total de l’Algérie « aux frères libyens » dans leur lutte contre le terrorisme.

« Nous voulons l’aider à construire sa propre armée nationale, a-t-il lancé, car les avis convergent tous vers le même objectif : précipiter la fin de cette menace ». Comme pour souligner les compétences de l’armée africaine, « malgré le peu de moyens dont elle dispose », Smaïl Chergui a estimé que les Africains ont fait leurs preuves dans certains pays, notamment en Afrique centrale, en Ouguanda.

« D’ailleurs, ils ont quasiment neutralisé le groupe terroriste Boko Haram « qui ne détient actuellement aucune ville ». « Nous sommes fiers des réalisations accomplies par les pays voisins, le Tchad, le Benin et le Niger », s’est-il félicité en affirmant que les dépenses de ces opérations sont couvertes par l’Union africaine.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hassan Rabhi, a mis en garde contre le rôle nocif de certains médias qui font la propagande des groupes terroristes à travers la diffusion de leurs messages, la publication de leurs images et de leurs discours.

Les travaux de la 10e réunion annuelle des Points focaux du Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), prévus sur trois jours, seront l’occasion pour les pays africains d’analyser l’état actuel du terrorisme sur le continent, d’améliorer la coordination dans la lutte antiterroriste et de déterminer la voie à suivre pour faire progresser les objectifs de lutte contre le terrorisme.

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