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Nationale

L’Algérie ne pourra pas tenir plus de 35 mois

L’Algérie ne pourra pas tenir plus de 35 mois

L’ancien P-DG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar, a affirmé avant-hier que le gouvernement sera obligé, dés l’année prochaine, de puiser dans le Fonds de régulation des recettes pour faire face au déficit budgétaire provoqué par la dégringolade des cours du pétrole dans les marché mondiaux.

L’économiste algérien a prévenu par ailleurs que si cette tendance baissière du prix de l’or noir devrait se poursuivre à ce rythme cela risque d’entrainer un grand déséquilibre budgétaire d’ici à 2018.

L’ancien P-DG de Sonatrach qui a pris part au forum de Doha sur l’impact de la chute du prix du pétrole sur les pays exportateur, organisé par le Centre de recherche arabe et d’études politiques, a évoqué la politique du gouvernement algérien pour faire face à la baisse du prix du pétrole en expliquant que l’Algérie, qui a pensé à cette éventualité, a établi durant les années précédentes un Fonds de régulation des recettes dans lequel elle injectait régulièrement l’argent émanant de l’excédent de la balance commerciale qui provenait des exportations du gaz et du pétrole.

Ce fonds permettra, selon lui, de surmonter le déficit de la balance commerciale jusqu’à 2016. Il a prévenu cependant que si la baisse du pétrole devrait se poursuivre, l’Algérie en aura juste de quoi couvrir les importations pendant 35 mois. Mais au-delà de 2018, le pays risque de connaitre un déficit chronique.

Une analyse qui converge avec les propos du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui avait annoncé en septembre dernier que la baisse brutal des cours du pétrole sur les marchés mondiaux devrait causer un recul d’environ 35 milliards de dollars des ressources de l’Algérie en 2015. Le premier ministre avait franchement admis que cette baisse qui risque de durer pour longtemps, impactera les ressources du pays.

« Il s’agit de 33 à 35 milliards de dollars en moins sur l’ensemble de l’année 2015 », avait-il annoncé lors de la rencontre qu’il l’avait réuni avec la communauté universitaire et académique organisée par le Conseil national économique et social (CNES). « Les conséquence s d’une baisse étalée des cours seront la contraction des ressources du Fonds de régulation des recettes et l’accroissement de la dette publique interne », avait-il prévenu.

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