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Nationale

L’Algérie maintient le traitement à base de chloroquine

L’Algérie maintient le traitement à base de chloroquine

L’usage de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine dans la lutte contre le Covid-19 fait débat. Malgré la décision de l’OMS de suspendre les essais cliniques, l’Algérie va continuer à utiliser cette molécule, a affirmé le Dr. Mohamed Bekkat Berkani, membre du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie.

La publication d’une étude, dans la revue scientifique « The Lancet », qui montre le risque de décès associé à l’utilisation de l’hydroxychloroquine, n’a pas convaincu les autorités sanitaires algériennes à renoncer au protocole de Didier Raoult. Dans une déclaration à l’agence de presse française, le Dr. Bekkat a fait savoir que l’Algérie ne laissera pas tomber le traitement à base de cette molécule. Surtout que l’Algérie est l’un des pays les plus touchés en Afrique par le virus. Au total, 8 697 cas et 617 décès y ont été officiellement recensés depuis le 25 février.

« Nous avons traité des milliers de cas avec ce médicament avec beaucoup de succès à ce jour. Et nous n’avons pas noté de réactions indésirables », a-t-il expliqué. Avant de préciser qu’ « aucun décès lié à l’utilisation de l’hydroxychloroquine n’a été enregistré ».

Plus de 15 000 personnes contaminées ou suspectées de l’être ont été soumis au protocole thérapeutique, selon le porte-parole du Comité scientifique, Dr. Djamel Fourar, qui a affirmé que les autorités sanitaires algériennes n’ont jusque-là jamais fait état d’un incident en lien avec l’hydroxychloroquine.

Revenant sur l’étude de « The Lancet », le docteur Bekkat, estime que cette étude prête à confusion, car elle semble concerner des cas graves pour lesquels l’hydroxychloroquine n’est d’aucun secours.

Il y a lieu de constater que l’utilisation de la chloroquine par des pays arabes et africains s’est révélé efficace quand elle est utilisé précocement, a-t-il expliqué.

Même son de cloche chez le président du Syndicat national des praticiens de santé publique, le Dr. Lyès Merabet qui rappelle que « le protocole pour le traitement des malades atteints du Covid-19, la chloroquine, est un médicament qui ne date pas d’aujourd’hui, il est connu depuis des dizaines d’années et est largement utilisé. Ses indications et contre-indications sont largement connues et les recherches disponibles depuis des années et dans toutes les langues ».

Il estime que, « en tant que médecins, nous pouvons témoigner que les malades répondent au traitement et dans de très bonnes conditions. La balance risque-bénéfice penche en faveur du traitement, contrairement à ce que dit l’OMS ».

Il est utile de souligner que l’Algérie a décidé fin mars de soigner les patients atteints du nouveau coronavirus avec un double traitement de chloroquine et d’azithromycine, comme antibiotique. A rappeler, que l’OMS,, et par la voix de son patron, annonce avoir suspendu « temporairement » les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par « mesure de précaution ».

Une décision prise suite à la publication d’une étude dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace, voire néfaste, le recours à la chloroquine dans le traitement des patients atteints du Covid-19.

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