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Nationale

L’Algérie l’envisage sérieusement : Endettement extérieur à partir de 2021

L’Algérie l’envisage sérieusement : Endettement extérieur à partir de 2021

Le recours à l’endettement extérieur est une fatalité à laquelle ne peut échapper l’Algérie. Le gouvernement a convenu de recourir à l’endettement extérieur auprès d’institutions financières internationales, dont la Banque mondiale, dans le but notamment de financer des projets stratégiques importants.

Seulement, cet endettement extérieur se fera uniquement auprès des institutions financières internationales dont l’Algérie est membre. C’est ce qu’a affirmé le ministre des Finances, Mohamed Loukal interrogé sur cette éventualité, excluant cependant le recours au financement non conventionnel, un mode de financement qui a fait l’objet de décision de gel par le gouvernement.

En marge de l’ouverture d’une journée d’information sur le rôle du Barrage vert face aux changements climatiques, Loukal a indiqué que l’Algérie recourra à l’endettement extérieur uniquement auprès des institutions financières et des banques de développement dont elle est membre, à l’instar de la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque islamique entre autres établissements, contrairement à ce qui était en vigueur auparavant. L’Algérie ne sollicitera pas le FMI, d’autant qu’elle a vécu l’expérience dans les années 90. En effet, bénéficiant d’un soutien financier du Fond monétaire international, le pays s’est vu imposer un drastique et sévère programme d’ajustement structurel, qui est venu à bout d’une bonne partie du parc industriel national et des entreprises publiques, provoquant des dégraissages de personnels massifs.

Dans un entretien à l’APS paru mardi, le ministre des Finances a indiqué, à la question de savoir si l’Algérie allait recourir dès 2020 aux financements extérieurs pour financer ses projets d’investissement, que le recours à ces financements, autorisé par le projet de loi de finances (PLF) pour 2020, “nécessite un peu de temps pour être applicable”.

“Après la promulgation de la loi de finances de 2020, il y aura un texte d’application qui précisera les modalités pratiques de ces financements. Cela prendra quelques mois. Ce n’est à partir de 2021 qu’on peut s’attendre à une application effective de cette mesure”, a-t-il expliqué.

Pour ce qui est du financement non conventionnel, le premier argentier du pays a rappelé que cet outil de financement “a été gelé pour l’année 2019” et “n’a pas été reconduit pour 2020” mais qu’il “demeurera valable jusqu’en 2022” puisqu’il s’agit, soutient-il, d’un “outil, important mais non exclusif, de financement du déficit du Trésor, jusqu’au terme de sa validité”.

Le gouvernement a donc tranché en optant pour l’emprunt extérieur qui ne se fera qu’auprès des institutions financières dont l’Algérie est membre. Plus explicite, le ministre qui répondait aux questions des journalistes a souligné que l’endettement que contractera l’Algérie auprès de ces institutions se fera à long terme, ajoutant que le retour à l’endettement extérieur se limitera uniquement au financement des projets stratégiques importants, à l’instar du Port Centre de Cherchell.

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