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Nationale

L’Algérie favorable

L’Algérie favorable

L’Algérie a toujours clamé son appui à l’initiative de création de la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises.

Aujourd’hui, son vœu vient d’être exaucé. Des officiers de haut rang ainsi que des experts représentant douze pays du continent Africain, dont l’Algérie, se sont à nouveau rencontrés, hier à Kampala (Ouganda), pour poursuivre les discussions relatives à la création d’une Force commune d’intervention rapide.

C’est la troisième fois que ce groupe de travail engage des travaux destinés à examiner la mise en place de capacités africaines de réponse immédiate aux crises (CARIC), une initiative lancée en novembre 2013, pour traiter de situations requérant une intervention militaire conjointe sur le continent. Durant une première rencontre, cette cellule a eu à examiner la capacité de la CARIC à répondre aux crises et de ses capacités à contribuer aux opérations de maintien de la paix en Afrique.

Outre l’Algérie, prennent part aux discussions des représentants de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Burkina Faso, de l’Egypte, du Niger, de l’Ouganda, du Rwanda, du Sénégal, du Soudan, de Tanzanie et du Tchad.

Selon les premières estimations, plus de 30 millions de dollars seraient nécessaires pour mettre en place une force d’intervention et créer le siège de la CARIC, pour lesquels chaque pays membre doit, par ailleurs, contribuer à hauteur de 12 000 dollars/an pour financer les opérations et les dépenses administratives de l’organisation.

L’Algérie a participé par le passé au transport des troupes de l’UA en déployant ses avions de transport. Ce n’est pas la première fois, que l’Algérie met à contribution sa flotte de transport stratégique pour le maintien de la paix dans le continent africain.

Elle s’est déjà distinguée par le passé en assurant, grâce aux avions porteurs de l’AAF, notamment des Iliouchine 76, le transport des troupes ougandaises et leurs matériels, déployées dans le cadre de la mission de maintien de la paix en Somalie (Amisom).

L’Algérie a apporté aussi un soutien au transport des troupes africaines de la mission internationale de soutien à la République centrafricaine (RCA) sous conduite africaine (Misca). Mais parallèlement, elle a toujours refusé l’envoi de troupes en raison de sa doctrine diplomatique.

L’Algérie a toujours refusé de se prêter à ce jeu. Considérée comme la troisième puissance militaire du continent après l’Egypte et l’Afrique du Sud, elle est la première puissance militaire en termes de forces, d’équipements et de capacités. Les effectifs des forces armées sont estimés à 167 000 hommes dont 147 000 pour l’armée de terre 80 000 conscrits, mais l’ANP compte également 150 000 réservistes de moins de 50 ans. A cela, il faut ajouter 1 200 gardes républicains, 20 000 gendarmes, 16 000 membres des forces de sécurité nationale.

L’Algérie est également, au Maghreb, le leader sur le plan de l’effort de défense, avec 54% du total des dépenses militaires régionales.

Selon SIPRI, l’Algérie a accru celles-ci de 5,2%, et leur progression atteint 189% pour la période 2003-2012. Enfin, en matière d’achats d’armements, l’Algérie a supplanté l’Afrique du Sud – avec 43% des importations contre 18%, offrant aux fournisseurs étrangers le plus grand et le plus dynamique marché de défense du continent. Au niveau mondial, l’Algérie est passée du 24e rang en 2011 au 7e rang, en 2017, des importateurs d’armements conventionnels.

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