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Nationale

L’Algérie étend son observation spatiale sur tout le Sahel

L’Algérie étend son observation spatiale sur tout le Sahel

L’Algérie s’équipe et modernise son arsenal spatial datant des années 2000. Des satellites d’observation de haute résolution sont lancés à intervalles réguliers (tous les cinq ans) pour permettre une meilleure observation de l‘espace frontalier, mais aussi pour satisfaire ses besoins en cartographie et l’exploitation des images, surtout lors des catastrophes naturelles.

Le programme spatial national à l’horizon 2020 prévoit 86 projets opérationnels d’application spatiale à mettre en œuvre et huit systèmes spatiaux à concevoir et à réaliser. Un lanceur spatial algérien est en cours de préparation.

Depuis 2002, l’Algérie a décidé de se doter d’un programme spatial et d’une agence spatiale dénommée ASAL (Agence spatiale algérienne), avec pour objectif de lancer 10 satellites dans l’espace. Trois satellites algériens (Alsat-1B, Alsat-2B et Alsat-1N), ont été lancés avec succès en 2016 par le lanceur indien PSLV C-35 depuis le site de Sriharikota du Centre spatial de Satich Dhawan.

En effet, le lanceur PSLV C-35 de l’agence spatiale indienne (ISRO) a mis en orbite 3 satellites algériens. Alsat-1B est le deuxième satellite algérien d’observation de la terre à moyenne résolution lancé par l’Algérie après Alsat-1.

L’exploitation des images Alsat-1B répondra, entre autres, aux objectifs liés à la protection de l’environnement et des différents écosystèmes naturels, à l’observation des phénomènes de désertification et à leurs cartographies, à la cartographie de l’occupation des sols, à l’aménagement des territoires et du littoral et à la prévention et la gestion des risques naturels, explique l’ASAL.

Par ailleurs, Alsat-1B fera partie de la constellation internationale DMC (Disaster Monitoring Constellation), ayant une excellente fréquence de prise de vue et participant ainsi à la gestion des catastrophes dans le cadre de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures ».

La constellation DMC est composée de satellites appartenant à la Grande-Bretagne, à l’Espagne, au Nigeria et à l’Algérie. Alsat-2B est le deuxième satellite d’observation de la terre à haute résolution, placé sur une orbite située à 670 km d’altitude, et ce, après Alsat-2A en orbite depuis juillet 2010.

L’exploitation des images Alsat-2B à 2.5 m permettra d’investir des domaines thématiques et économiques importants, tels la planification et l’aménagement urbains et agricoles des territoires et du littoral, la cartographie et le suivi des infrastructures et des ouvrages d’art, l’établissement et la mise à jour du cadastre steppique et saharien, et la prévention et la gestion des risques naturels (inondations, feux de forêt…).

Pour sa part, Alsat-1N est un nanosatellite à mission scientifique et de démonstration technologique développé dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de coopération avec l’agence spatiale du Royaume-uni (UKSA), par une équipe de chercheurs algéro-britanniques.

Des sources européennes spécialisées dans les questions de l’aviation affirment que l’Algérie discute avec plusieurs agences spatiales d’Europe, des Etats Unis d’Amérique, de Russie et de Chine dans le but de choisir la partie qui prendra en charge la mise sur orbite d’un nouveau satellite de reconnaissance.

Des médias russes ont révélé que la Russie aurait récemment livré un satellite d’observation à l’Algérie. Il s’agirait d’un satellite d’observation spatiale qui permettrait de surveiller la situation aux frontières avec la Tunisie, la Libye, le Mali et le Niger.

L’Algérie veut que ce nouveau satellite soit plus performant que le satellite algérien Alsat 1. Un organe d’information des forces spatiales russes avait révélé, le 28 novembre 2002 qu’une fusée russe de type Cosmos 13, M avait été lancée à partir de la base spatiale militaire de Blisitsk, au nord-ouest de la Russie, pour mettre sur orbite deux satellites, l’un russe et l’autre algérien.

Les forces spatiales russes avaient indiqué que le satellite algérien pesait près de 90 kg et avait été mis sur orbite à 700 km de la terre.

Selon les milieux européens spécialisés dans les questions de l’espace, la mission de ce nouveau satellite algérien, dont la fabrication est assurée par des sociétés européennes, est de surveiller des objectifs sur terre, et dont la dimension est d’un mètre et demi.

Les observateurs relèvent que l’Algérie a, depuis les années 2000, consacré une grande partie des tâches de son satellite à surveiller les mouvements au Sahel.

Toutefois, les milieux de l’industrie spatiale européens croient que le poids de ce satellite est de près de 130 kg et qu’il permettra, grâce aux caméras dont il est équipé, la prise de photos d’une haute précision, ce qui devrait permettre un agrandissement d’une qualité supérieure pouvant dépasser 1,5 m de diamètre.

Les observateurs militaires occidentaux relèvent que les efforts algériens de surveillance des frontières s’inscrivent dans le cadre de la lutte antiterroriste.

L’Algérie a, par ailleurs, étendu et renforcé ses capacités de reconnaissance aérienne non seulement par des avions, mais aussi par un satellite lancé depuis la Russie vers la fin de 2002, d’autant plus qu’elle est en cours de conclusion d’accord pour l’achat d’équipements militaires auprès de la Chine et de l’Inde.

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