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Nationale

L’Algérie éponge lentement l’argent de l’informel

L’Algérie éponge lentement l’argent de l’informel

Les banques ont drainé 3 milliards de dinars seulement depuis le début en août dernier de l’opération de bancarisation des fonds informels,estimés par la Banque d’Algérie entre 1 000 et 1 300 milliards de DA. L’opération est en cours et se poursuivra jusqu’à la fin de 2016.

« Les banques ont mobilisé tous les moyens nécessaires pour bien mener l’opération de la « Mise en conformité fiscale volontaire » qui a drainé, depuis son lancement, entre 3 et 3,5 milliards de dinars au niveau de toutes les banques », a déclaré M. Krim, le P-dg de la Banque de développement local (BDL), qui était invité, en compagnie du P-dg du Crédit populaire d’Algérie (CPA), Omar Boudieb, au Forum du quotidien national El Moudjahid.

Selon le premier responsable de la BDL, les capitaux circulant dans l’informel représentent 26% de la masse monétaire présente sur le marché, tandis que « l’objectif fixé est de drainer au moins 10 à 15% de cet argent », ajoutant que ces montants permettront aux banques de les exploiter pour contribuer dans le financement des entreprises et de l’économie nationale.

Pour rappel, la loi de finances complémentaire 2015 a institué un mécanisme visant à assainir le secteur informel. Cette dispositionpermet aux détenteurs de fonds hors circuit bancaire de déposer leur argent auprès des banques dans le cadre d’un “programme de mise en conformité fiscale volontaire” contre paiement d’une taxation forfaitaire libératoire au taux de 7%, rappelle-t-on.

Pour le Forum des chefs d’entreprise (FCE), le marché informel algérien représente quelque 6 milliards d’euros. « Les revenus nets du secteur informel se situeraient entre 300 et 600 milliards de DA (17% de l’ensemble des revenus primaires nets des ménages) ». Ce montant correspond à 13% du PIB hors hydrocarbures.

Ces revenus sont autant de pertes de recettes budgétaires et de recettes pour les organismes de Sécurité sociale estimées à 42 milliards de DA pour l’IRG, 22 milliards de DA pour la TVA et 120 milliards de DA pour les prélèvements de Sécurité sociale.

Selon toujours le FCE, le secteur informel occupe 1,78 million de personnes, soit presque 22%, pour une population occupée totale de 8,25 millions de personnes. Si on tient compte de l’emploi informel dans le secteur formel et de l’emploi occasionnel de personnes qui déclarent travailler de temps à autre, l’emploi informel serait en réalité de 32% de l’emploi total.

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