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Nationale

L’Algérie doit revoir son modèle économique

L’Algérie doit revoir  son modèle économique

L’Algérie, qui compte parmi les pays ayant atteint les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) de l’Organisation des Nations unies (ONU), se dirige à présent vers la réalisation de l’agenda 2030 pour les objectifs de développement durable (ODD).

Mais cette étape s’avère plus difficile car elle coïncide avec la baisse drastique des prix du pétrole, a noté hier le chef de la division économique du Conseil national économique et social (CNES), Mohamed Bekalem.

S’exprimant lors d’une journée nationale de sensibilisation sur les objectifs du développement durable, ce cadre du CNES a affirmé que la politique de développement en Algérie s’inscrit dans la durabilité, mettant en avant l’augmentation du taux de scolarité et de l’enseignement supérieur ainsi que les projets environnementaux entrepris depuis l’indépendance, tel le barrage vert pour lutter contre la désertification. 

« Ces programmes, qui résultent d’une large discussion au niveau régional, national et international, ont été développés depuis l’indépendance en se référant aux standards universels », a-t-il expliqué. Et de préciser que l’Algérie est signataire des conventions internationales ayant trait à l’environnement et au développement durable.

Pour le chef de la division économique du CNES, l’Algérie a réussi la mise en œuvre de l’agenda de l’OMD et s’engage en 2016 à concrétiser l’agenda 2030 pour le développement durable. Toutefois, cette étape, marquée par la baisse des cours du pétrole, ne sera pas facile pour le pays dont l’économie est fortement dépendante des hydrocarbures. 

« C’est peut être une opportunité pour changer le modèle économique du pays en se penchant vers d’autres secteurs porteurs tels l’Agriculture et le tourisme », a-t-il dit. M. Bekalem a considéré que des changements du système économique, à moyen et long terme, « pour diversifier la production et les exportations est la seule manière pour le pays de se prémunir contre le choc pétrolier ». 

Il a assuré que la position extérieure de l’Algérie « est largement soutenable », citant plusieurs facteurs en faveur du pays tel le payement anticipé de la dette extérieur du pays mais également les capacités de l’Algérie à développer d’autres secteurs autres que celui des hydrocarbures. 

Dans le même contexte, le président du CNES, Mohamed Seghir Babès, a affirmé que le retournement profond du marché mondial du pétrole oblige l’Algérie à revoir son modèle économique afin de pouvoir réaliser ce programme onusien pour les ODD au terme des 15 prochaines années.

Constitués de 17 objectifs, les ODD ont été adoptés par l’ONU en septembre 2015, dans le cadre de l’Agenda mondial 2030 et dans le prolongement des OMD adoptés en 2000 pour réduire la pauvreté dans le monde. 

Pour sa part, la directrice adjointe pour les pays arabes auprès du Pnud, Sophie de Caen, a souligné que l’Agenda 2030, qui est amené à « façonner » les politiques de développement dans le monde entier pour les quinze années à venir, « intervient à un moment critique pour la région arabe avec plusieurs pays en crise et d’autres sur la voie de la stabilité ». 

La représentante de l’ONU a mis en avant « les valeurs universelles » de ce nouvel agenda qui intègre les dimensions économique, sociale et environnementale. « C’est un agenda porteur de valeurs et de principes qui concernent le développement durable de l’homme.

Car dans ce nouveau programme, il ne s’agit plus de réduire la pauvreté mais de l’éradiquer. Il ne s’agit pas seulement de scolariser tous les enfants mais de leur fournir une éducation de qualité », a-t-elle insisté.

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