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Nationale

L’Algérie demande la reconnaissance des diplômes

L’Algérie demande la reconnaissance des diplômes

La reconnaissance de l’équivalence des diplômes des Algériens vivant au Québec et l’encouragement de l’entrepreneuriat en Algérie et au Canada, ont été au cœur des discussions entre la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, Ghania Eddalia, et la vice-Première ministre du Québec, ministre de la PME, de l’allègement réglementaire et du développement économique régional du Québec, Lise Theriault.

« Nous avons évoqué l’importance et la nécessité de reconnaître l’équivalence des diplômes des Algériens vivant au Québec et la validation de leur expérience, car ils rencontrent énormément de problèmes dans le cadre de l’emploi », a déclaré Eddalia à la presse à l’issue de cette rencontre.

« Il y a un taux de chômage important qui touche notre communauté. Donc, nous avons formulé le souhait de voir ce problème réglé le plus tôt possible, d’autant plus que l’Algérie demeure le premier partenaire du Canada au Maghreb », a-t-elle ajouté, précisant que la grande majorité des 10 000 Algériens établis au Canada vit au Québec.

La rencontre a été aussi l’occasion d’évoquer l’accompagnement en matière de formation, notamment pour la création de PME au profit des femmes et des jeunes algériens, ainsi que le développement de liens à travers la création d’une « relation privilégiée », a précisé pour sa part la vice-ministre du Québec, venue en Algérie à bord du vol inaugural d’Air Canada Montréal-Alger pour une visite d’affaires.

Incitant les femmes algériennes à investir dans sa province, Mme Theriault a affirmé que le Québec constitue « une porte d’entrée pour les femmes d’affaires algériennes pour les marchés canadien et américain », en admettant l’importance de la reconnaissance du diplôme algérien au Québec.

« Les Algériens ont été sélectionnés pour leurs compétences et leurs diplômes (…) Nous sommes donc en train de travailler avec la ministre de l’Emigration pour combattre le phénomène de la discrimination, particulièrement en emploi, dans un contexte de pénurie de maind-œuvre au Québec », a-t-elle fait savoir. Dans le cadre de la promotion de l’entrepreneuriat féminin en Algérie, Mme Theriault a proposé aux femmes d’affaires algériennes l’expérience de sa province en la matière. 

« L’acquisition de cette expérience devrait se faire à travers une plateforme de réseautage solide liant les entrepreneuses algériennes et québécoises », a-t-elle déclaré lors d’un point de presse en marge d’une conférence organisée hier par le FCE sous le thème « Les relations économiques Canada (Québec) – Algérie : Comment l’entrepreneuriat féminin peut accélérer sa croissance. »

Elle-même femme d’affaires, Theriault a souligné son engagement pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin de par son rôle dans le développement socio-économique de tout pays.

Elle a affirmé que la politique du Canada va dans ce sens, ce qui a permis d’accroître le taux des femmes entrepreneuses dans sa province, qui est passé de 20 % en 1976 à 39 % en 2016. Actuellement, 39% des entreprises sont dirigées par des femmes. Outre le fonds spécial pour l’entrepreneuriat féminin, la vice-Première ministre du Québec a mis en avant l’importance des associations dans le renforcement du rôle des femmes dans la toile entrepreneuriale.

Elle a cité les organismes femmes essor, dont la mission est de répondre aux besoins des femmes entrepreneuses en les aidant notamment à réaliser leurs projets avec un retour d’investissement optimal.

Pour sa part, l’ambassadrice du Canada à Alger, Isabelle Roy, a assuré que les socles juridique et politique pour la promotion des relations entres les opérateurs algériens et canadiens existent. Reste la mise en contact des opérateurs économiques des deux pays pour aboutir à des partenariats concrets.

« Le réseautage, les rencontres entres les gens des affaires des deux pays, c’est de là que peut jaillir l’étincelle », a-t-elle souligné.
Le Canada est le deuxième pays du monde le plus favorable à l’entrepreneuriat des femmes. Classé au même rang que l’Australie, selon les résultats du premier « index mondial de l’entrepreneuriat féminin « 2016, qui a classé les États-Unis au premier rang.

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