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Nationale

L’Algérie, clé du dénouement des crises sécuritaires

L’Algérie, clé du dénouement des crises sécuritaires

Le sous secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique du Nord, John Desrocher, s’est félicité vendredi à Washington des efforts de l’Algérie dans la stabilisation de la région. Desrocher a réaffirmé d’une manière très claire que les Etats-Unis apprécient la stabilité de l’Algérie qui permet d’œuvrer ensemble à la stabilisation de la région.

Les déclarations du diplomate américain ont été faites en marge de la rencontre avec la délégation parlementaire algérienne. Cette rencontre a permis également d’aborder les réformes politiques menées en Algérie, couronnées par la révision de la Constitution qui a consacré l’Etat de droit et la protection des libertés.

La politique sécuritaire prônée et appliquée – en solo – par les autorités algériennes depuis le début de la crise des années 1990 a fini par donner raison à ceux qui n’y voyaient aucune autre issue à l’instabilité née au lendemain de l’arrêt du processus électoral.

L’Algérie a lutté seule contre le terrorisme. Longtemps boudée par les Occidentaux, à leur tête les Européens l’Algérie a fini par imposer sa vision et son refus d’ingérence dans ses affaires internes, ce qui, dans une large mesure, a été plutôt bien toléré par les puissances étrangères. Il aura fallut l’avènement du 11 septembre pour qu’un nouveau regard soit porté sur la sécurité des Etats.

L’Algérie, déjà porteuse d’un projet avec la politique de Concorde civile puis celui approuvé par référendum sur la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, ne pouvait que susciter intérêt et curiosité.

C’est en ce sens qu’une coopération entre les deux pays s’est imposée visant à approfondir d’avantage dans le domaine sécuritaire, où l’Algérie à la faveur de son expérience de lutte contre les fléaux terroristes s’est imposée comme acteur quasi-incontournable dans le règlement de certains conflits dans la région du monde arabe et d’Afrique.

Aujourd’hui et au moment où des cirses sécuritaires n’épargnent plus aucun pays ou presque nommant ceux de la région Mena et du Sahel, l’Algérie de par son statut de « pays stable » continue d’être sollicitée dans le règlement de ces conflits.

C’est pourquoi, il est peu probable, à en croire des observateurs que la nouvelle administration américaine aille vers la provocation d’un allié dont les opérations conjointes ont permis jusque là d’éradiquer quelques cellules terroristes. 

En avril 2016, les efforts de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste avaient été mis en avant par une délégation parlementaire de l’OTAN, organisme avec lequel des opérations conjointes ont été effectuées ces dernières années.
S’inscrivant dans le cadre du dialogue bilatéral, la rencontre avait aussi permis à la délégation de l’AP/OTAN de s’enquérir de la « politique de réconciliation nationale adoptée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika depuis 1999 ».

La même délégation avait, par ailleurs, évoqué la situation en Libye soulignant la « nécessité de privilégier la solution pacifique eu égard aux retombées négatives induites par l’intervention militaire qui a été menée sans réfléchir aux conséquences », une vision conseillée dès le début de la crise par le pouvoir d’Alger.

John Desrocher a d’ailleurs souligné à, ce titre, la contribution de l’Algérie dans le règlement du conflit libyen, en relevant qu’Alger et Washington déployaient des efforts pour rassembler les libyens autour d’une solution inclusive qui préserve l’unité de la Libye, son intégrité territoriale et la cohésion de son peuple.

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