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Nationale

L’Algérie bon client de l’AIEA

L’Algérie bon client de l’AIEA

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui a reçu mardi le DG de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, en visite en Algérie a réitéré l’engagement de l’Algérie à utiliser l’énergie nucléaire à des fins civiles.

Lors de l’entretien, les deux responsables ont abordé les questions liées à la lutte pour la non-prolifération de la technologie nucléaire et pour la généralisation de l’usage pacifique de cette ressource dans le cadre des politiques de développement durable », indique un communiqué du premier ministère : « C’est à ce titre que l’AIEA a été sollicitée pour accompagner les efforts de développement des usages pacifiques de l’énergie nucléaire, notamment dans le domaine de la santé et ce, à travers la formation, a ajouté Sellal à son interlocuteur. Le DG de l’AIEA tout en saluant la position constante de l’Algérie en faveur de ses principes immuables, a fait part de la disponibilité de son organisation à « partager son expertise et à ouvrir la voie à toute forme de coopération jugée porteuse », relève le communiqué. Des accusations de transformation de l’énergie nucléaire en bombe atomique venant de la part de certains pays hostiles à l’Algérie réapparaissent de temps à autre depuis 20 ans, comme le serpent de mer.Le programme nucléaire algérien a, également, été un sujet de discussion au niveau des commissions au Conseil national de sécurité américain en 1991. Depuis, l’Algérie a réussi à rassurer ses partenaires internationaux en signant tous les traités se rapportant à la question et en permettant à l’AIEA de visiter ses installations. L’Algérie a également signé des mémorandums et des accords dans le domaine de l’exploitation de l’énergie nucléaire à des fins civiles avec d’autres nations à l’instar des Etats-Unis, la Russie et la France.

Rassurés, aujourd’hui les Etats-Unis d’Amérique appuient le programme de développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques mené par l’Algérie. « Les Etats-Unis d’Amérique appuient tous les pays qui développent l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, dont l’Algérie », a indiqué Mme Burk, lors d’une conférence de presse tenue à l’ambassade des Etats-Unis à Alger. L’Algérie qui a entamé un programme nucléaire pacifique en 1981 avec l’aide de l’Argentine, puis de la Chine a toujours nié depuis cette date développer un programme nucléaire militaire et signé parallèlement le Traité de non-prolifération nucléaire en 1995. L’Algérie possède deux réacteurs nucléaires de faible intensité, l’un dénommé Es Salem (15 mégawatts) de fabrication chinoise et implanté à Ain Oussera et un autre Nour implanté à Draria, un réacteur à eau légère de fabrication argentine, d’une puissance d’un mégawatt thermique, par ailleurs surveillé par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

L’Algérie envisage de construire une centrale nucléaire livrable pour préparer l’après-pétrole. Un accord a été signé entre la Russie et l’Algérie qui laisse envisager la construction d’un réacteur nucléaire d’ici une douzaine d’années. L’Algérie espère en particulier pouvoir construire d’ici à 2025 un réacteur à eau pressurisé de type VVER. Il permettrait, entre autres, d’alimenter en énergie des projets d’usines de désalinisation. Le recours à l’énergie atomique rentre aussi dans le cadre d’une volonté du pays de diversifier son bouquet énergétique, afin de limiter le recours aux hydrocarbures pour produire de l’électricité.
 

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