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Nationale

L’Algérie attachée au règlement pacifique

L’Algérie attachée au règlement pacifique

Plusieurs questions en rapport avec la diplomatie algérienne ont été évoquées par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision russe Russia Today (RT). Lors de sa visite à Moscou, Messahel a réitéré l’attachement de l’Algérie au soutien des efforts et des voies de règlement politique des crises et au droit des peuples à l’autodétermination. A propos de la situation sécuritaire en Libye, le chef de la diplomatie algérienne a indiqué qu’il favorise une solution pacifique (libyo-libyenne) à la crise que vit ce pays depuis des années.

« Seul le règlement pacifique préservera l’unité et la souveraineté du pays », a-t-il poursuivi. En outre, il a mis en garde contre les « conséquences de l’ingérence étrangère, qui sert certains agendas, dans les affaires internes de la Libye ». Par la même occasion, Messahel a souligné l’importance de la stabilité de ce pays avec lequel nous partageons quelque 1 000 km de frontière. Il a soutenu que « notre sécurité et notre stabilité sont indissociables de la sécurité et de la stabilité de la Libye ».

« La Libye a des potentialités énormes lui permettant de venir à bout de sa crise », a assuré Messahel à la chaîne RT. Il a tenu à clarifier que l’anarchie a induit l’instabilité et l’affaiblissement des institutions de l’Etat. Une situation accentuée en raison de l’absence de l’armée et des moyens de sécurité, ce qui a ouvert le champ à la prolifération du terrorisme, en Libye et dans la région du Sahel.

Par ailleurs, M. Messahel a fait état de la conviction et de l’optimisme de l’Algérie quant à la capacité « des Libyens et des Maliens à parvenir par eux-mêmes à une solution sans intervention étrangère ».

Il a souligné également que le fait que l’Algérie ne soit pas membre du G5 (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Burkina Faso) ne l’a pas empêché d’accorder l’aide nécessaire au groupe. L’Algérie ne lésine pas sur les efforts destinés à contrecarrer le phénomène du terrorisme dans la région du Sahel. Cette politique s’inscrit, a-t-il affirmé, dans le cadre de l’Initiative des pays voisins qui compte les états-majors de l’Algérie, du Mali, de la Mauritanie et du Niger basée sur l’échange d’informations et la coopération dans le domaine de la formation.

Messahel, rappelons-le, avait mis l’accent sur la position de l’Algérie et sa propre doctrine en matière de paix et de sécurité en janvier dernier à Paris. Il a indiqué à ce titre que « nous avons toujours privilégié l’effort national pour faire face à la crise qui a frappé notre pays. Et ce, c’est partant du vécu, de l’expérience que nous avons vécue ». Il a considéré que les pays voisins touchés par les crises d’instabilité devront compter sur eux-mêmes et prendre exemple sur l’Algérie qui a pu s’en sortir après une décennie noire et près de 200 000 morts.

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