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Nationale

L’Algérie achète plus de 700 000 tonnes de blé

L’Algérie achète plus de 700 000 tonnes de blé

L’Algérie a acheté entre 700 000 et 725 000 tonnes de blé tendre européen, soit près du double de ce qui était initialement prévu pour couvrir les besoins du marché en automne prochain. C’est ce qu’ont fait savoir lundi à Hambourg des négociants européens dans le marché du blé, qui ont précisé que les transactions ont eu lieu la semaine dernière.

Les mêmes sources estimaient les besoins de l’Algérie pour cette période à 400 000 tonnes ou 500 000 tonnes au plus. L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), qui est considéré comme l’un des plus grands importateurs de blé dans le monde, ne rend jamais publics les détails de ses besoins qui permettraient aux fournisseurs et aux négociants d’agir sur l’approvisionnement du marché et sur les livraisons.
Le coût de cette transaction n’a pas été révélé mais selon les mêmes sources, le prix payé par l’OAIC est estimé à 238 dollars la tonne, soit un prix inférieur aux précédentes transactions lorsque la tonne de blé tendre était cédée sur le marché de Hambourg entre 277 et 280 dollars, incluant les charges fiscales et le fret. Depuis le recul des exportations russes en raison du blocus européen, le prix de la tonne de blé tendre a doublé.
Les livraisons de cette commande par les fournisseurs de l’Algérie se fera en deux tranches indiquent encore les mêmes sources. La première de 500 000 tonnes est attendue en septembre selon les mêmes sources, qui ajoutent que le reste sera livré en octobre. Aucune information n’a filtré sur le pays qui a raflé la commande mais beaucoup pensent qu’il s’agit de la France, tandis que d’autres évoquent l’Allemagne. La France a été le plus important fournisseur de blé tendre de l’Algérie avec une moyenne annuelle de 5 millions de tonnes. Toutefois, celle-ci a dû se détourner du blé tendre français en raison de la baisse de sa qualité nutritionnelle. Le blé tendre français a de plus en plus de mal à satisfaire les critères requis par les principaux importateurs mondiaux, dont l’Algérie et l’Egypte. Les blés français, caractérisés par des taux de protéines à 11,5%, qui ne correspondent pas aux standards requis par l’Algérie et par la majorité des pays importateurs.

L’OAIC exige des céréales avec au moins 12% de protéines pour être concurrentielles, excluant de facto le blé français. Ainsi l’Algérie a dû opter davantage pour l’Allemage et la Pologne. Le recours de l’Algérie à des fournisseurs européens va réduire sa dépendance à l’égard de la France qui a exporté vers l’Algérie plus de 7.3 millions de tonnes en 2013.

Les quantités achetées par l’Algérie sont estimées à 2.9 millions de tonnes pour 2014/2015, soit l’équivalent de 450 000 tonnes par mois, alors que les besoins, selon les négociants en blé tendre, sont estimés entre 400 000 et 450 000 tonnes par mois. Par ailleurs, indiquent les mêmes sources, l’Algérie a engagé sur le marché européen une autre commande pour l’importation d’aliments de bétail. Les négociants prévoient ainsi un retour dans les prochains jours des représentants de l’OAIC sur le marché mondial pour une commande importante de blé dur suite à la mauvaise récolte de céréales enregistrée cette année en Algérie.

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