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Nationale

L’Algérie achète 550 000 tonnes de blé européen

L’Algérie achète 550 000 tonnes de blé européen

L’Algérie a acheté 550 000 tonnes de blé du marché européen, un mois après avoir commandé une importante quantité, principalement de la France.

C’est ce qu’ont fait savoir hier à Paris des opérateurs de blé européens, qui ont précisé que les transactions ont eu lieu vendredi dernier suite à un appel d’offres de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), considéré comme l’un des plus grands importateurs de blé dans le monde. Cette commande sera livrée en janvier, indiquent les mêmes sources.

L’OAIC ne rend jamais publics les détails de ses besoins, qui permettraient aux fournisseurs et aux négociants d’agir sur l’approvisionnement du marché et sur les livraisons.

Le coût de cette transaction n’a pas été révélé mais selon des opérateurs au marché du blé, l’OAIC a payé 205 dollars la tonne, un prix qui inclut les charges fiscales et le fret, selon les prix en cours jeudi dernier sur le marché de Hambourg (Allemagne).

En général, la tonne sur le marché est cédée entre 202 et 205,50 dollars. En octobre dernier, l’OAIC avait commandé 675 000 tonnes de blé tendre auprès de fournisseurs français et allemands tandis qu’en juillet, l’organisme en a commandé 725 000 tonnes dont la tonne était cédée à 238 dollars.

Ces commandes devraient couvrir les besoins du marché local pendant l’automne et l’hiver. La France a été le plus important fournisseur de blé tendre de l’Algérie avec une moyenne annuelle de 5 millions de tonnes. En 2013, la France a exporté vers l’Algérie plus de 7,3 millions de tonnes.

Les quantités achetées par l’Algérie sont estimées à 4,8 millions de tonnes pour 2014/2015, soit l’équivalent de 400 000 tonnes par mois, alors que les besoins, selon les négociants en blé tendre, sont estimés entre 400 000 et 450 000 tonnes par mois.

Depuis le recul des exportations russes en raison du blocus européen, le prix de la tonne de blé tendre a doublé en Europe, mais ces dernières semaines il a essuyé une déconvenue en raison des réticences des principaux clients, comme l’Egypte qui boude aussi le blé français. Le blé tendre français a de plus en plus de mal à satisfaire les critères requis par les principaux importateurs mondiaux.

Les blés français sont caractérisés par des taux de protéine à 11,5%, qui ne correspondent pas aux standards requis par l’Algérie et par la majorité des pays importateurs. L’OAIC exige des céréales avec au moins 12% de protéines pour être concurrentielles. Ainsi l’Algérie a dû opter davantage pour l’Allemagne et la Pologne.

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