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L’Algérie a su maintenir ses dépenses militaires en dépit de la crise

L’Algérie a su maintenir ses dépenses militaires en dépit de la crise

Les dépenses militaires mondiales se sont élevées à 1 686 milliards de dollars en 2016, soit une croissance de 0,4% par rapport à l’année précédente, indique le dernier rapport annuel du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

L’Algérie, frappée de plein fouet par la crise financière depuis la chute des prix du pétrole, a su conserver ses dépenses militaires en 2016, ce qui est rare dans les autres pays du monde, surtout ceux exportateurs de pétrole, qui ont très vite réduit leurs dépenses militaires.

L’Algérie fait partie des rares pays à avoir réussi le maintien de ses dépenses militaires en 2016, contrairement à de nombreux pays, surtout les pays pétroliers, qui ont réduit leurs dépenses militaires à cause de la chute vertigineuse des prix du brut, qui dure depuis des années sur le marché mondial, a observé SIPRI dans son dernier rapport publié il ya quelques jours.

Une minorité de pays exportateurs de pétrole, comme l’Algérie, l’Iran ou le Koweït, semblent avoir réussi à maintenir leurs plans de dépenses l’année dernière, a dévoilé ledit rapport.

L’Algérie qui, durant les dix dernières années, a augmenté ses dépenses militaires qui ont servi à l’achat avions de chasse, un sous-marin, des chars T-90, des systèmes antiaériens S-400, des missiles sol-air Buk-M2E et Antey-2500, des bombardiers SU-24, des hélicoptères MI-28, des véhicules blindés BMP-T Terminator et bien d’autres types d’armements, a su maintenir le cap de son budget en 2016, malgré une politique rigoureuse de ses dépenses qui s’inscrivent dans la loi de finances 2016.

En 2015, les dépenses militaires du pays ont atteint 13 milliards de dollars ; en 2016, l’Etat a maintenu les mêmes dépenses militaires, ce qui a permis à l’Algérie d’être l’un des rares pays à garder ses dépenses militaires intactes sans être affectées par la chute brutale des prix de l’or noir, explique SIPRI.

Par ailleurs, la progression des dépenses militaires mondiales en 2016 est entraînée par une hausse des budgets de défense en Asie, en Europe Centrale et Orientale, et en Afrique du Nord.

En revanche, les dépenses militaires (équipements, R&D, salaires et pensions) ont diminué en Amérique latine, en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient, où les données sont cependant parcellaires.

Le rapport souligne ainsi l’absence de données complètes en 2016 pour des Etats tels que les Emirats Arabes Unis, le Liban, le Qatar, la Syrie et le Yémen. Pour les pays où les données sont disponibles, le SIPRI note des hausses substantielles des dépenses en Iran (+ 17%, à 12,5 milliards) et au Koweït (+ 15%, à 6,5 milliards) et des diminutions considérables en Irak (- 36%, à 6,23 milliards) et en Arabie saoudite (- 30%, à 63,7 milliards), pourtant engagés dans des crises majeures.

Avec 63,7 milliards de dollars de dépenses (contre 87,2 milliards en 2015), l’Arabie saoudite est ainsi passée du troisième au quatrième rang mondial.

De fait, la plupart des pays exportateurs de pétrole ont réduit leurs dépenses militaires dans le sillage de la chute des cours du brut, passé de plus de cent dollars le baril en juin 2014 à environ trente dollars en janvier 2016.

Les plus importantes réductions des dépenses militaires concernent le Venezuela (- 56%), le Soudan du Sud (- 54%), l’Azerbaïdjan (- 36%), l’Irak et l’Arabie saoudite.

D’autres baisses significatives ont également touché les budgets de l’Angola, de l’Equateur, du Kazakhstan, du Mexique et d’Oman. L’Egypte est restée stable à 5,3 milliards de dollars, tandis qu’Israël affiche un budget de 17 milliards en 2016, qui devrait être porté à 19 milliards en 2017 (aides américaines comprises).

Avec 611 milliards de dollars de budget, soit une croissance de 1,7% entre 2015 et 2016, les Etats-Unis restent le pays aux dépenses militaires les plus élevées. Un leadership qui devrait encore s’accroître cette année avec l’annonce, par l’administration Trump, d’une hausse de 54 milliards du budget de la Défense.

La Chine, quant à elle, se place au second rang avec 215 milliards de dollars, soit une hausse de 5,4%. Un budget chinois dont la transparence est souvent sujette à caution mais qui semble refléter une croissance économique plus faible que les années précédentes.

Pour sa part, la Russie a augmenté ses dépenses de 5,9% en 2016, pour atteindre 69,2 milliards de dollars et repasser devant l’Arabie Saoudite.

En dépit de la crise pétrolière, les dépenses militaires russes ont ainsi augmenté de près de 87% par rapport à 2007.
L’Inde se place en cinquième position avec un budget en hausse de 8,5%, soit 55,9 milliards en 2016, alors que le budget de son vieux rival pakistanais n’atteint que 9,9 milliards de dollars.

La France (55 milliards de dollars), le Royaume-Uni (54 milliards), le Japon (41,5 milliards), l’Allemagne (41 milliards) et la Corée du Sud (37,2 milliards) complètent les dix premières places du classement. L’Europe de l’Ouest enregistre une augmentation des dépenses de défense de 2,6%, mais seuls cinq des 28 membres de l’Otan dépensent 2 % de leur PIB pour leur défense. Outre les Etats-Unis (3,61%), il s’agit de la Grèce (2,38%), de la Grande-Bretagne (2,21%), de l’Estonie (2,16%) et de la Pologne (2%).

L’Allemagne, la France et l’Italie consacrent à leur défense, respectivement, 1,19%, 1,78% et 1,11% de leur PIB. Souvent présenté comme la seconde force armée de l’Otan, la Turquie affecte 1,99% de son PIB à la défense, soit 14,9 milliards de dollars. Ses dépenses militaires accusent une baisse de 5,7% par rapport à 2015.

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