L’Algérie a pris part aux travaux du G77+ Chine : Appel à changer les règles du jeu économique mondial – Le Jeune Indépendant
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Algérie-Chine

L’Algérie a pris part aux travaux du G77+ Chine : Appel à changer les règles du jeu économique mondial

L’Algérie a pris part aux travaux du G77+ Chine : Appel à changer les règles du jeu économique mondial

L’Algérie a pris part au sommet du Groupe 77+ Chine qui s’est clôturé, ce samedi, dans la capitale cubaine, la Havane.

Ce sommet a pris une portée plus politique qu’économique puisque tous les participants ont condamné une « architecture internationale hostile au progrès » des pays du Sud, tout en appelant à « changer les règles du jeu » économique international. C’est ce qu’a rapporté ce samedi l’agence presse cubaine Prensa Latina.    

Deux ministres algériens ont participé en tant que représentants du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à ce sommet placé sous le thème « Défis actuels du développement : rôle de la science, de la technologie et de l’innovation ». Il s’agit du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, et du ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Yacine El-Mahdi Oualid.

Les travaux du sommet G77+ Chine, formé par une centaine de pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine représentant 80 % de la population mondiale, se sont déroulés en présence d’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement, parmi lesquels le président argentin Alberto Fernandez, le Colombien Gustavo Petro, l’Angolais João Lourenço, le Mozambicain Filipe Nyusi, le Rwandais Paul Kagame, ou encore l’émir du Qatar, le Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani et le président palestinien Mahmoud Abbas, ainsi que le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.

Les dirigeants membres du groupe ont appelé d’une seule voix à mettre fin immédiatement au blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par le gouvernement des Etats-Unis depuis plus de 62 ans.  « Étant à La Havane, qui nous a accueillis avec hospitalité, nous avons la sublime opportunité de défendre d’une seule voix la nécessité de mettre fin immédiatement au blocus économique (imposé par les Etats-Unis à Cuba), car il est injuste et inhumain », a déclaré le président angolais, Joào Lourenço.

Cette politique coercitive, a-t-il assuré, « est contraire aux principes du commerce et de la coopération internationale, ainsi qu’au droit inaliénable des peuples à l’autodétermination ».

Pour sa part, le président de la Mongolie, Khurelsukh Ukhnaa, a également déclaré que « le G77+la Chine doivent plaider pour la levée du blocus et ainsi promouvoir le développement et la prospérité de l’île ». En référence aux mesures unilatérales imposées par Washington, le dirigeant du Nicaragua, Daniel Ortega, a déclaré que son pays, comme le Venezuela et Cuba, « résiste avec le stoïcisme et la créativité de son peuple aux attaques du pouvoir impérial ».

De son côté, le président argentin, Alberto Fernandez, a également évoqué précisément l’exemple de résistance donné par l’île des Caraïbes, qui a reconnu le développement scientifique et technologique réalisé par les Cubains malgré la persistance du blocus américain. Il a estimé que les pays du Sud avaient désormais une « énorme opportunité pour exiger l’égalité ».

« C’est dans le Sud global que se trouve ce dont a besoin le monde central », a dit M. Fernandez en référence aux pays les plus riches. « Il a besoin d’aliments qui se produisent en Amérique du sud (…), il a besoin d’énergies qui se trouvent dans les pays arabes, il a besoin du lithium » de l’Amérique du sud.

La ministre des Affaires étrangères du Mexique, Alicia Bàrcena, a fait de même en dénonçant très fermement le siège unilatéral et en exigeant que Washington retire Cuba de sa liste unilatérale de pays présumés parrainant le terrorisme. Au contraire, a-t-il ajouté, ce pays des Caraïbes « répond aux normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le trafic de drogue ».

Les participants à cette réunion ont également discuté de plusieurs thèmes et questions en rapport avec le développement tels que « le rôle des sciences, de la technologie et de l’innovation » et « les défis auxquels font face les pays en développement pour réaliser le progrès scientifique et technologique ».

Les répercussions de la pandémie de coronavirus, la hausse des prix alimentaires et énergétiques, les perturbations des marchés, l’inflation, l’endettement, le changement climatique, les tensions et les conflits géopolitiques dans plusieurs régions du monde ont été aussi abordés. Le sommet du Groupe 77 et de la Chine s’est achevé hier avec l’adoption d’une déclaration finale. L’organisation de ce sommet permet à Cuba de démontrer sa capacité diplomatique, malgré les difficultés économiques qui secouent le pays.

 

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