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Nationale

L’Algérie, 5e consommateur de sacs en plastique

L’Algérie, 5e consommateur de sacs en plastique

L’Algérie est au cinquième rang mondial des pays consommateurs de sachets en plastique, a déclaré jeudi le représentant d’une association constantinoise de protection de l’environnement, APNE. Avec 7 milliards d’unités par an, le plus grand pays d’Afrique consomme près de 1.4% de sacs en plastique dont la consommation annuelle mondiale avoisinerait les 500 milliards d’unités.

Ces chiffres ont été fournis au cours d’une communication de l’association M. Benbouzid Belkacem, lors d’une journée d’étude organisée conjointement à l’hôtel Houcine de la ville nouvelle Ali Mendjli par l’Association des Journalistes femmes du Constantinois (AJC) et la fondation allemande Konrad- Adenauer.

Ce rendez-vous s’est articulé autour du thème « Les médias et les défis environnementaux ». L’apport attendu des hommes des médias, leur contribution dans la prise de conscience des dangers qui guettent l’environnement ainsi que les soucis du journaliste dans sa quête de l’information environnementale ont été passés en revue.
On s’est presque habitué, non sans amertume, à subir l’insouciance d’une société qui peine à trouver ses repères en matière d’environnement partant, le thème, aujourd’hui plus que jamais d’actualité ailleurs, reste « le dernier des soucis des Algériens aussi bien gouvernants que gouvernés », a ajouté M. Benbouzid. « Résultat, détritus en tout genre et de diverses origines pullulent dans notre quotidien ». La responsabilité, même si elle incombe en premier lieu au citoyen, n’absout pas pour autant les responsables en charge de gérer à coups de milliards le secteur, a qualifié intervenant l’état des lieux.

L’exemple de la wilaya de Constantine a été présenté plus tôt dans la matinée par la représentante de la direction de l’environnement. Intitulé : « La sensibilisation et l’information à la direction de l’environnement », l’exposé de Mme Lamia Bouaroudj a tenté, autant que faire se peut, de donner un petit aperçu des missions de direction de l’environnement dont la plus importante reste le respect de la législation en matière de protection de l’environnement notamment par la prévention de tout aspect pouvant être cause de pollution, rappelant au passage que des journées sont annuellement instaurées par les Nations-unies et l’Etat algérien afin de marquer des haltes à même de permettre une prise de conscience contre les dangers qui guettent la nature et la biodiversité de façon générale

Du « Voltarene » et du paracétamol dans l’eau de robinet

« L’air et le sol sont atteints de maladies chroniques », selon l’expression utilisée par le professeur M. H. Belmahi, chef de service de toxicologie au CHU Dr Benbadis de Constantine. Auteur d’une communication intitulée « Evaluation des rejets dans l’environnement à Constantine », le professeur a en outre déclaré que des études faites au sein de son laboratoire ont prouvé la présence de plusieurs éléments toxiques pour la santé humaine. Ses chercheurs ont même mis en évidence la présence du « voltarene », un anti-inflammatoire et du paracétamol dans l’eau de robinet, ce qui prouve en tout cas que quelles que soient les méthodes utilisées pour purifier l’eau, il restera toujours des impuretés et « même des molécules susceptibles de constituer un danger pour la santé humaine ». Selon l’orateur, le traitement du mal en amont s’avère être le véritable remède. Une mission dont les services de l’environnement devront se charger au plus haut niveau afin de mettre un terme à l’anarchie régnante dans les processus d’évacuation des déchets, notamment au niveau des structures productives à tous les niveaux.

Il est évident que l’action en aval a fini par montrer ses limites. Le ramassage cyclique d’ordures ou encore les campagnes de nettoiement entreprises ici et là lors d’opérations de rachat souvent sans suite reste inefficace devant le peu d’action en amont et dont la prévention continue le fer de lance, dira-t-il. La sensibilisation aujourd’hui exige la contribution de plusieurs secteurs, et le professeur Belmahi n’a pas manqué de le souligné.

Selon Mme Nia, membre de l’association organisatrice de l’événement, le thème choisi aujourd’hui obéissait presque à une nécessité qui sied de très près à l’actualité de ces dernières année aussi bien nationale qu’internationale. « L’environnement préoccupe aujourd’hui, et l’on est tous d’une manière ou d’une autre concerné », dira-t-elle.

Très active depuis sa création en décembre 2013, l’AJC a à son actif une vingtaine d’activités dont des journées d’étude et des ateliers. L’association a entamé ses activités avec un atelier consacré à la terminologie juridique destinée aux journalistes chargés particulièrement des couvertures dans les tribunaux. Avant de consacrer le thème de la communication institutionnelle lors de la première journée d’étude. Une rencontre à laquelle avait pris part des professionnels de diverses institutions publiques, des corps constitués, des universitaires et des directeurs de publication. Certains avaient été conviés à la tribune pour évoquer leurs expériences et enrichir le débat pour une meilleure communication institutionnelle.

Les organisatrices avaient par ailleurs tenu à noter que le soutien de la fondation Konrad-Adenauer leur a été « précieux » pour la réussite de la quasi-totalité des rendez-vous tenus jusque-là.

L’AJC avait auparavant consacré à l’information économique deux ateliers traitant des concepts budgétaire et monétaires, du lexique économique et également des questions économiques d’actualité. Ou encore plus récemment un atelier sous le thème ‘’communiquer avec impact à travers l’intelligence émotionnelle’’ l’atelier a été encadré par une experte internationale en communication, la libanaise Carine Mardini.

L’association envisage par ailleurs de tenir une ultime conférence avant la fin de l’année en cours qui couronnera, selon Mme Nia, ses activités cette année. 

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