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Culture

L’algérianité du patrimoine

L’algérianité du patrimoine

Au second jour du Colloque international sur l’onomastique dans le monde arabe et dans les pays du Sahel, ce mardi 2 février, à Constantine, il sera question d’algérianité et de normalisation des noms.

Pour l’universitaire Ouardia Yermeche, docteur en sciences du langage à l’unité de recherches sur les systèmes de dénomination en Algérie, les sciences de l’onomastique connaissent « une véritable dynamique » en Algérie.

« Plusieurs équipes de chercheurs, chapeautées par le Centre national d’anthropologie sociale et culturelle (CRASC) et l’unité RASYD sont créées dans les domaines de la toponymie et de l’anthroponymie, elles œuvrent à présenter des études sur les systèmes de dénomination en Algérie », a précisé à l’Agence presse service d’Algérie cette universitaire au deuxième jour des travaux du colloque international.

Elle a ajouté, dans ce contexte, que les différentes recherches inscrites dans la cadre de cette dynamique concernent la recherche du patrimoine onomastique algérien, des noms géographiques, des noms propres « dans toutes leurs composantes et leurs pluralités », aussi bien au niveau structurel que linguistique.

Affirmant que ces démarches visent à « valoriser un immense héritage immatériel et à souligner toutes les spécificités, ainsi qu’à relever les dysfonctionnements », Mme Yermeche a précisé que ces mêmes recherches mettent en avant « l’algérianité » de ce patrimoine.

Ces recherches sont en mesure, selon elle, de proposer une « politique de normalisation » fondée sur des critères de choix de toponymes et de règles précises d’écritures, indispensables à leur officialisation ».

De son côté, le vice-président de la commission saoudienne des noms géographiques, Abdallah Benacer Al Waliai, a reconnu que « d’importantes étapes » dans le domaine de la normalisation des noms géographiques sont franchies dans son pays.

M. Al Waliai a souligné que quinze institutions conjuguent leurs efforts en Arabie Saoudite pour recenser et éditer un grand patrimoine lié aux noms géographiques, noms de lieux et noms propres.

Il a ajouté qu’une encyclopédie des noms géographiques comprenant 73.000 noms propres au royaume est éditée récemment. Il a aussi souligné que l’essentiel des recherches britanniques sur la toponymie saoudienne, entre 1890 et aujourd’hui, est revu et réédité localement dans des dictionnaires comportant plus de 26 000 index.

Toujours dans la démarche de normalisation des noms géographiques, l’expert saoudien a précisé qu’une nouvelle encyclopédie sur « les noms géographiques dans la Mer Rouge » est en cours d’édition. Au deuxième jour des travaux de ce colloque international organisé par le département Colloques de la manifestation Constantine capitale 2015 de la culture arabe, la problématique de la toponymie au Mali est traitée par Mahamadi Saloum Toure.

Le conférencier a détaillé les efforts consentis dans son pays pour l’élaboration d’une toponymie « fiable et harmonieuse » reflétant réellement les langues et les dialectes du Mali. Leïla Belkaim, de l’université de Tiaret, a abordé, quant à elle, les noms propres dans des œuvres de Yasmina Khadra comme Chants cannibales, Les agneaux du seigneur, L’écrivain et Ce que le jour doit à la nuit. 

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