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Op-Ed

L’alerte avait été donnée

L’événement est inédit depuis que l’Algérie a recouvré sa souveraineté. Les policiers ont déclenché un vaste mouvement de protestation en portant de nombreuses revendications de dimension sociale et d’autres plus politiques.

Du coup, si les autorités sont jusqu’à présent parvenues à gérer la situation dans la sérénité, l’opinion publique, à travers les réseaux sociaux notamment, n’a pas caché son inquiétude en assistant à ce qui ressemble à « une mutinerie d’un corps républicain contre l’Etat ».

Pourtant, à regarder de plus près, la protesta des hommes en bleu n’est pas si subversive qu’on voudrait le croire. Elle trahit un retard syndical dans notre démocratie et un déficit de dialogue dans la grande famille de la DGSN. Un raz-le bol donc, au sein d’une Police que le Jeune Indépendant qualifiait de « traumatisée », dans une édition de juillet 2013.

Traumatisée par le cycle infernal des émeutes qui ont mobilisé pendant de longs mois des milliers de flics chargés de ramener la paix civile que les politiciens n’ont pas su préserver. Sur fond de milliards de dinars investis pour un développement qui tarde à apaiser la société algérienne trop souvent en ébullition. Aujourd’hui, nous pouvons donc nous targuer d’avoir eu raison de nous interroger sur le malaise des policiers.

En regrettant que les hauts responsables n’aient pas su anticiper sur la fronde. Il semblerait d’ailleurs que la situation tendue de Ghardaia ait contribué à la dégradation du moral parmi les rangs des compagnies anti émeutes et que la détresse ait fait tache d’huile sur le territoire national. Il faudra par conséquent que le pouvoir politique lise avec plus d’attention les pages de la presse nationale qu’on accuse parfois de spéculer quand elle fait œuvre d’investigations ou d’analyse au service du pays.

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