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Nationale

Lait en poudre : La facture d’importation baisse de 35%

Lait en poudre : La facture d’importation baisse de 35%

La facture d’importation de lait continue à baisser, augurant ainsi un avenir radieux pour la filière laitière nationale. En effet, selon les statistiques du Centre national de l’informatique et des statistiques, relevant de la Direction générale des Douanes, la facture d’importation de ce produit stratégique a reculé à 414,2 millions de dollars (usd) durant le 1er semestre 2016, contre près de 630 millions usd à la même période de 2015, soit une baisse de 34,2%, a appris l’APS auprès des Douanes.

« Les quantités importées de lait en poudre, crèmes de lait et matières grasses laitières utilisées comme intrants ont reculé pour s’établir à 172 902 tonnes contre 210.303 tonnes, soit une réduction de près de 18% entre les deux périodes de comparaison », indiquent les chiffres du Cnis communiqués à l’APS.

Outre la baisse des quantités importées, la facture a reculé également en raison de la chute des prix à l’importation par l’Algérie de cette denrée alimentaire. Ainsi, durant les quatre premiers mois 2016, le prix moyen à l’importation par l’Algérie des poudres de lait s’est établi à 2.468 usd/t contre 2 996 usd/t à la même période de 2015 (-17,6%).

Pour rappel, la facture des importations du lait en poudre, crèmes de lait et matières grasses laitières, avait reculé à 1,04 milliard de dollars (md usd) en 2015 contre 1,91 md usd en 2014, pour des quantités de 372 252,4 tonnes contre 395 898,2 tonnes.

Afin de réduire les importations de ce produit subventionné et de promouvoir la filière lait, des mesures avaient été décidées par le gouvernement en faveur des éleveurs et des opérateurs de ce secteur en augmentant la subvention du lait cru et en encourageant l’investissement, avec l’objectif de baisser les importations de la poudre de lait de 50% à l’horizon 2019.

Le gouvernement a ainsi décidé que le prix de référence du litre de lait cru de vache soit fixé à 50 DA (contre 46 DA auparavant), se répartissant entre 36 DA le prix de cession du lait cru aux laiteries et 14 DA de subvention de l’Etat, contre, respectivement, 34 DA et 12 DA auparavant. 
 
40 000 éleveurs pour une filière en pleine expansion

La filière compte plus de 40 000 éleveurs avec un million de vaches laitières, dont 3 000 sont des bovins laitiers modernes (BLM) qui sont des races de vaches, importées, dotées d’un haut potentiel de rendement laitier.

Une quarantaine de projets intégrés ont été déposés auprès de la Cellule de facilitation des investissements, installée en janvier dernier, en vue d’aider les opérateurs à concrétiser leurs projets.

« Ce sont des laiteries leaders et de grands éleveurs qui veulent mettre en place des fermes d’élevage intensives et intégrées », indiquait récemment à notre confrère « Maghreb Emergeant » le directeur de la régulation et du développement de la production agricole auprès du ministère de l’Agriculture, Chérif Omari. 

Ce haut responsable signalait en outre que des industriels se sont déjà engagés à investir dans l’amont de la filière pour sécuriser leur production en fourrage, et à faire baisser les importations de la poudre de lait.

Et de citer les cas d’un transformateur qui a déposé un dossier d’investissement d’une exploitation de 3 000 têtes, la première du genre en Algérie en terme de nombre de vaches, et d’un autre industriel privé qui a déjà entamé son projet de production de fourrages avec des unités d’ensilage et d’enrubannage (conditionnement).

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