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Nationale

L’aile Belkhadem prépare une contre-offensive

L’aile Belkhadem prépare une contre-offensive

Bien que la crise semble avoir été éteinte fin juin à l’hôtel Aurassi, après la session du comité central, des milieux politiques pensent que le FLN va vivre le mois prochain de nouvelles turbulences.

Des sources estiment que la défaite supposée de Belkhadem, l’ancien SG, et les menaces de sanctions disciplinaires proférées par Saâdani à son encontre après les dernières escarmouches, vient d’amplifier la crise.

Selon l’entourage politique de Belkhadem, ce dernier s’apprête à préparer sa contre-offensive et ne lésinera sur aucun moyen pour destituer Saâdani.
Il y a quelques jours, Belkhadem déclarait que la situation n’est plus tolérée au sein du parti, confirmant qu’il a soumis la question au président Bouteflika. Selon l’ancien SG, le chef de l’Etat aurait souhaité qu’un point à l’ordre du jour, celui de la légitimité du chef de parti, soit inscrit dans les débats au sein du CC. Or, les partisans de Saïdani n’ont jamais voulu que ce point soit mis au-devant des querelles, estimant que la proximité du congrès et ses préparatifs plaident pour le maintien de Saâdani jusqu’au premier trimestre de l’année prochaine. Selon les partisans de Belkhadem, le mois de ramadhan aura été consacré aux rencontres entre les alliés et aux consultations en vue de relancer la bataille politique et organique.

Des rencontres ont bien eu lieu, concoctées par l’ex-coordinateur du parti Belayat et des dirigeants du parti, ainsi qu’avec des membres du comité central. Selon des sources internes, la donne Abada, chef des redresseur, a chamboulé complètement les plans de Belkhadem.

En fait, le mouvement de redressement du parti, qui active dans l’opposition depuis des années, a carrément refusé que Belkhadem soit encore mis sur le devant de la scène en vue de remplacer Saâdani, misant sur une vraie élection d’un nouveau secrétaire général du parti lors de la tenue du congrès dans six mois. Cette défection à la dernière minute, même si le mouvement de redressement ne possède qu’une trentaine de membres au sein du CC, a mis dans l’embarras Belayat, qui militait avec d’autres personnalités de l’ancien bureau politique pour un scénario qui mettrait Belkhadem à la tête du FLN.

Ce dernier semble jouer avec ses nouveaux atouts, comme sa nomination au poste de conseiller spécial de Bouteflika, avec le rang de ministre d’Etat. Il confirma d’ailleurs que les incidents d’El Aurassi ont été consignés dans un rapport qu’il a remis à Bouteflika.

Selon Belkhadem, c’est le chef de l’Etat lui-même qui souhaiterait que la crise du parti soit résolue par des élections internes, comme il l’a fait lui même lors de sa destitution en janvier 2013.

Pour Belayat, une nouvelle demande d’autorisation sera déposée d’ici peu afin de relancer la question de la tenue d’une session extraordinaire du CC. Par ailleurs, d’autres sources responsables au sein des structures intermédiaires du parti font état d’intenses consultations, pour ne pas dire des négociations entre des acteurs importants du parti. Ces consultations se font sur la base d’une proposition faite auparavant par un sénateur et ancien ministre.

L’idée est de regrouper quelques chefs de file du FLN dans un mini-sommet, et éviter toute la panoplie du comité central et ses préparatifs colossaux.
Ce mini-sommet informel devrait être représentatif des sensibilités existantes et des tendances qui traversent le parti.

Il s’agira de mettre au point une nouvelle plate-forme politique acceptable et négociée, et de signer un deal politique et organique avant la rentrée sociale de septembre et les échéances nouvelles qui se présentent à l’horizon.

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