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Nationale

L’aide aux start-ups débloquée

L’aide aux start-ups débloquée

La concrétisation de travaux de recherche en projets novateurs était au centre de la visite ce lundi à Constantine du ministre délégué chargé des Start-up et de l’Economie de la Connaissance, Yacine Oualid.

Des projets qui pourront contribuer de manière quantitative à booster le développement économique du pas en ces temps de crise notamment dans des secteurs tels que l’agriculture, l’industrie ou encore le tourisme.

Ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une série de visites programmées par la tutelle afin de se rapprocher des jeunes porteurs de projets.
La délégation ministérielle a entamé sa visite à l’université Constantine 3, où elle a eu l’occasion de rencontrer de jeunes entrepreneurs lesquels ont fait part de leurs projets principalement de jeunes diplômés des universités constantinoises. 
Lors d’un point de presse, le chef du jeune département ministériel, introduit pour la première fois dans un gouvernement par Abdelaziz Djerrad, a laissé entendre que le réseau des Start up est actuellement composé de près de 3000 entreprises obéissant aux normes internationales établies pour ce type d’entreprises. Chiffre appelé à être revu après la fin des visites à travers toutes les wilayas précise-t-il en outre.

« Nous avons eu l’occasion de faire la connaissance d’un nombre impressionnant de jeunes entreprises lesquelles étaient toutes porteuses de projets innovants reflétant la qualité exceptionnelle des recherches effectuées à travers les différents départements de l’université de Constantine qui reste l’une de plus active au niveau national », a affirmé le ministre.

En marge de ce point de presse organisé en marge de sa visite au palais de la culture Malek Haddad, seconde halte de la délégation ministérielle, des dizaines de jeunes promoteurs avaient pris part à une exposition organisée à l’occasion. Yacine Oualid avait lors de sa virée à l’université Constantine 3, Salah Boubnider à la ville nouvelle Ali Mendjli, rencontré une vingtaine de jeunes prometteurs porteurs de projets qu’il a qualifié d’intéressants dont quelques-uns étaient encore en gestation, et d’autres déjà créés ou en phase de régularisation des produits.

L’hôte de Constantine a ainsi mis l’accent sur la qualité qu’il qualifie « de niveau élevé » des projets présentés en marge de la visite, notamment ceux en relation avec la biotechnologie, où l’université de la capitale de l’Est est leader de par la présence d’un institut dédié à la spécialité situé justement au niveau de la nouvelle ville universitaire.

« Nous avons constaté aussi qu’il y avait des projets qui pourraient être d’un très grand intérêt sous d’autres cieux dans la mesure où ils sont réalisés dans le cadre de recherches scientifiques très approfondies », a-t-il précisé.

Plusieurs préoccupations des jeunes présents ont été soulevées notamment celles relatives à la couverture réglementaire entourant les projets innovants. Les détenteurs de projets ont aussi mis l’accent sur les difficultés rencontrées dans la concrétisation des projets de recherche.

Le ministre a précisé que son département s’active justement à recadrer cette activité. « Améliorer le cadre réglementaire afin de permettre à ces entreprises de travailler dans la transparence, chose qui était absente par le passé où tout était flou », a dit M. Oualid. « Le législateur algérien a désormais pris le soin de différencier les entreprises émergentes et les autres. Les entreprises émergentes sont celle porteuses de projets innovants et sont donc aptes à évoluer rapidement, elles font l’objet d’un suivi particulier par l’ensemble du gouvernement », at-il poursuivi.

Pour le ministre, son département veille principalement à la création d’une caisse destinée à alimenter les entreprises émergentes. « Cette aide sera opérationnel dès la semaine prochaine, et ce périple à travers le pays va justement nous permettre d’entrer en contact avec ces entreprises afin de leur apporter l’aide nécessaire », a-t-il fait savoir.

Le financement de ce type d’entreprises diffère des autres dans la mesure où le capital risque est plus important, et c’est justement le rôle qu’aura cette caisse, c’est sa capacité à accompagner le prometteur avec les risques encoures, sachant que ce type d’entreprise est souvent confronté à la faillite, une règle qui n’est pas propre à l’Algérie mais est constatée partout dans le monde, selon le ministre. 

Le ministre met par ailleurs l’accent sur le fait qu’une entreprise qui réussit peut engranger d’énormes bénéfice ce qui fera dire à l’hôte de la ville des ponts que ces placements constituent beaucoup plus « un investissement sur le jeune algérien ».

Le ministre a par ailleurs mis l’accent sur l’intérêt porté par le gouvernement à encourager le retour des « cerveaux ». Pour M. Oualid, la création d’un climat socio professionnel favorables pourr assurer le meilleur accueil aux créateurs et leur offrir les meilleures conditions semblables à celles dans lesquels ils évoluent sera un défi de son cabinet . 

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