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Nationale

L’agitation syndicale reprend à Arcelor Mittal

L’agitation syndicale reprend à Arcelor Mittal

Le climat social reste tendu à l’entreprise ArcelorMittal Algérie qui se prépare à entamer, le 25 août prochain, les travaux de réfection du Haut Fourneau numéro deux (HF 2), noyau de base pour la fabrication de l’acier essentiel. Hier, l’ancien secrétaire général du syndicat d’entreprise d’AMA Daoud Kechichi, qui a fait l’objet d’une décision de suspension par la direction générale d’AMA suite à un conflit syndico-syndical, a décidé d’entamer une grève de la faim jusqu’à sa réintégration.

La décision de suspension de la direction générale, dont une copie nous a été transmise, porte comme motif : « Pour avoir incité les travailleurs à un regroupement illégal au sein du complexe, causant des troubles et ayant porté des graves atteintes à la stabilité et au pacte de la stabilité social de la société ».

Empêché hier de pénétrer sur le site de travail, Kechichi y a réussi finalement et se trouve actuellement en compagnie de dix de ses collègues, tous partants pour la grève de la faim, devant le siège du syndicat de l’entreprise.

Il s’est engagé, outre sa réintégration, à poursuivre son mouvement de grève jusqu’à l’aboutissement des revendications de l’assemblée générale des travailleurs qui s’est tenue dimanche dernier et au cours de laquelle il a été désigné porte-parole des travailleurs en attendant l’organisation d’élections pour le renouvellement du syndicat d’AMA .En réaction à cela , la direction générale d’AMA a déposé une plainte contre Daoud Kechichi pour « intrusion illégale », a-t-on appris d’une source judiciaire autorisée.

C’est dire que l’agitation syndicale risque de prendre de l’ampleur, connaissant la ténacité de Kechichi qui avait, rappelle-t-on, prononcé lors de la cérémonie de renationalisation du complexe sidérurgique d’El Hadjar, un discours virulent à l’encontre de ceux qui ont fait de l’usine sidérurgique un tremplin pour s’enrichir en acquérant des marchés juteux dans le cadre des activités de la sous-traitance.

En somme, il s’agit-là d’une autre épreuve que devra subir le complexe sidérurgique d’El Hadjar et à laquelle il faudra ajouter la grève illimitée enclenchée depuis avril dernier par les 350 travailleurs d’ArcelorMittal pipes et tubes d’Algérie (AMA) pour faire valoir des revendications socioprofessionnelles. Une enveloppe financière de un milliard de dollars a été retenue pour la réhabilitation de la zone chaude du complexe pour porter sa production d’acier liquide annuelle à 2,2 millions de tonnes, rappelle-t-on. 

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