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Nationale

L’affaire Sonatrach : Ghozali «conseille» la justice

L’affaire Sonatrach : Ghozali «conseille» la justice

L’ancien chef de gouvernement, Sid-Ahmed Ghozali, a estimé que dans l’affaire dite de Sonatrach, la justice devrait « inviter » l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil comme témoin.

Sans citer son nom directement, Ghozali a souligné que cette affaire a d’abord éclaté à l’étranger (Italie) où un rapport d’investigation des juges d’instruction avancent un chiffre de 280 millions d’euros comme commissions distribuées sous forme de pots-de-vin à des intermédiaires.

Il s’interroge surtout sur le pourquoi du refus du gouvernement algérien de se constituer partie civile, puisque le préjudice est « national ». Ghozali a tenu ces propos lors d’une conférence organisée avant hier par le RCD dans le cadre du campus des jeunes.

L’ancien chef de l’exécutif au temps du défunt Chadli a estimé toutefois que la justice italienne a cité des noms, mais qu’il existe la présomption d’innocence, rappelant qu’au moment des faits, il y avait « un responsable du secteur et que la moindre des choses est qu’on l’invite comme témoin », allusion à Chakib Khelil. Il dira qu’il est impossible de ne pas savoir ce qui se passe à l’intérieur d’un secteur quand on l’a géré plus de douze ans. Mieux, Ghozali pense que les déclarations de Khalile, quand l’affaire Sonatrach a éclaté, sont une insulte.

Rappelons que le sulfureux ancien ministre de l’Energie et l’un des proches du chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika, avait clairement déclaré qu’il avait appris cette affaire des juges italiens par la presse, niant toute implication dans cette affaire.

A l’époque de l’ex-ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Mohamed Charfi, un mandat international fut lancé avant qu’il ne soit « annulé » au moment du limogeage du ministre lui-même et les mutations du procureur et des juges qui avaient instruit l’affaire « italienne ». 

A cette époque également, Amar Saâdani, l’actuel patron du FLN, avait révélé qu’il avait sollicité un entretien avec l’ancien ministre de la Justice afin de revoir sa position à l’endroit de Khelil.
Certains mêmes parmi les intéressés de ce scandale de Sonatrach pensent également qu’il faudra inviter le SG du FLN à apporter ses témoignages.

Signalons que Sid-Ahmed Ghozali a été le premier PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures depuis sa création jusqu’à la mort du président Houari Boumediène. Ingénieur de l’École nationale des ponts et chaussées de Paris (ENPC), il devint par la suite ministre de l’Energie, avant d’être sollicité par le président Chadli Bendjedid en juin 1991 pour diriger un nouveau gouvernement suite au limogeage de Mouloud Hamrouche dans la foulée de la grève générale lancée par le FIS dissous.

C’est sous son autorité que les élections législatives de décembre 1991 ont eu lieu ainsi que l’arrêt du processus électoral, la démission de Chadli et la création du Haut comité d’Etat sous la houlette du défunt Mohamed Boudiaf en janvier 1992 Il demeura à la tête de l’exécutif jusqu’à juillet 1992, soit deux semaines après l’assassinat de Boudiaf en juin de la même année.

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