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Nationale

L’affaire de la juge corrompue devant la cour suprême

L’affaire de la juge corrompue devant la cour suprême

Les juges de la chambre correctionnelle de la Cour suprême statueront lors des prochains jours dans le pourvoi en cassation introduit par le représentant du parquet général de la Cour d’Alger dans l’affaire d’une ex-juge car il a estimé que la peine prononcée était “clémente”.

La mise en cause, qui avait été radiée du corps de la magistrature alors qu’elle exerçait en qualité de juge au tribunal de Cheraga puis au barreau d’Alger après y avoir travaillé en tant qu’avocate, avait été placée sous mandat de dépôt à la prison d’El-Harrach, suite à une plainte déposée par trois de ses victimes.

Ces dernières avaient affirmé à la présidente en charge du dossier que l’inculpée avait exigé d’elles des sommes faramineuses, estimées à plus de deux milliards de centimes, pour intervenir en leur faveur dans des affaires pénales, à travers les différents tribunaux implantés au centre du pays notamment à Alger, Blida, Bouira et Boumerdès.

Lors de son passage à la barre, la mise en cause avait nié tous les faits qui lui ont été reprochés, notamment au cours de l’instruction judiciaire, estimant faire « l’objet d’un coup monté de toutes pièces par les plaignants ! ».

Le représentant du parquet de la République puis général avaient requis deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 20 000 dinars de dommages et intérêts.

Ses avocats se sont contentés de demander l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes.

Il convient de noter enfin que la partie civile n’a récupéré qu’une petite partie des grandes sommes reçues par l’accusée, laquelle tentait de cacher son visage d’un foulard au cours du procès.

Elle comparaîtra prochainement dans d’autres affaires d’abus de confiance, d’escroquerie et de faux et usage de faux dans des documents administratifs et officiels.

L’inculpée faisait l’objet d’un mandat d’arrêt lancé à son encontre par le juge d’instruction du tribunal de Bir Mourad Raïs car n’ayant pas daigné répondre aux multiples convocations qui lui ont été adressées.

Par ailleurs, elle devra répondre au mois d’octobre prochain aux graves accusations portées à son encontre et tentera par tous les moyens d’esquiver à un an de prison avec sursis prononcé contre elle le 16 avril dernier par la présidente du tribunal correctionnel de Bir Mourad Rais.

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